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 Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28

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Lloyd-Snö
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MessageSujet: Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28   Lun 1 Fév - 10:51

@Naveen

Le prime de la veille a fait d'eux des demi-finalistes, comme celui de dimanche prochain fera peut-être d'eux des finalistes. Lloyd se surprend à ne pas être particulièrement enthousiaste à l'idée d'être ou non finaliste, ça ne lui importe plus autant que ce qu'il pensait au départ ressentir. Son esprit de compétition pourtant si tenace s'est étiolé au fil des semaines pour laisser place à une satisfaction pure d'être arrivé à ce niveau de l'aventure. Bien sûr être finaliste lui plairait, l'achèvement que ça représenterait lui plairait, c'est une fin en soi sans pour autant être un objectif. Ne pas être finaliste serait-ce un drame ? Il aurait eu tendance à dire oui il y a douze semaines, avant le début de l'aventure. Maintenant il n'en est plus sûr. Son regard sur le ciel est attiré par un mouvement sur la droite, un de ses camarades approche. C'est Naveen, se redressant alors Lloyd l'appelle d'un geste du bras pas très gracieux. « Bon allez, maintenant que tu peux de nouveau papoter on va discuter ! » fait-il en tapotant à côté Le château gonflable c'est un peu le premier lieu où ils ont appris à se connaître, à apprivoiser l'autre, à comprendre les conceptions de l'autre via une initiation à la méditation. Se rallongeant sur le plastique inconfortable de la structure gonflable il attend que Naveen s'installe à côté de lui. « C'est bientôt fini. C'est passé vite non ? » note Lloyd qui n'a pas vu le temps défiler au fond. Bien sûr la vie ici est lente et longue par moment et sa famille lui manque, mais la force de l'habitude a fini par faire de lui un optimiste, ou presque. La sortie n'est pas très loin et Lloyd angoisse un peu à l'idée de ce qui va tous les attendre une fois à l'extérieur du nid. Le fléau médiatique auquel ils vont être confrontés n'est pas facile à imaginer. Surtout pour Naveen. Parce que Lloyd imagine qu'il est particulièrement populaire à l'extérieur et parce qu'il n'est pas habitué à leur culture un peu trop voyeuriste aussi peut-être.« Tu penses à ce qui t'attends dehors ? T'es le nouveau visage de l'Inde pour une partie de l'Occident, ta vie va changer radicalement ! » À moins qu'il ne reparte en Inde, oublie ses plans de vivre une belle vie avec Lawrence qui semble prêt à s'installer avec lui sans pour autant envisager de tomber amoureux. Tout ça est compliqué. « Enfin, je veux pas te faire peur hein ! Je veux juste te prévenir. » fait-il enfin parce qu'après tout le but n'est pas de donner à Naveen la frousse et l'envie de rester enfermé pendant un an dans le nid pour laisser retomber la pression médiatique.
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Naveen
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MessageSujet: Re: Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28   Lun 1 Fév - 22:47


Bien des choses accaparaient l'esprit de l'indien en ce début de semaine, à commencer par la demi-finale qui se jouerait dimanche soir et dont il redoutait le déroulé sans pour autant en craindre l'issue. Parce que c'était la révélation de son secret qui l'inquiétait le plus, au sujet du prime à venir. Devoir évoquer un certain nombre de choses devant des personnes qui s'en étonneraient sans doute, et qui peut être seraient amenées à le voir un peu autrement. C'était paradoxal, parce qu'il avait passé toute son aventure à vouloir être libéré de ce secret, mais qu'à présent que la révélation était proche, il aimerait pouvoir retourner en arrière et fuir le moment où il mettrait des mots sur des choses qu'il peinait encore lui-même à accepter. Mais l'indien repensait aussi au prime de l'autre soir, et au moment où il avait du prendre une décision qu'une partie de lui regrettait sans doute, parce qu'il avait beau savoir qu'il n'aurait pas pu raisonner autrement, l'idée d'avoir tiré la langue à certains de ses principes en sacrifiant autant d'argent lui pesait sur la conscience. C'est donc à ça qu'il réfléchissait, à présent qu'il prenait la direction du château gonflable, un lieu qu'il connaissait pour l'avoir plus d'une fois fréquenté, mais pas vraiment pour y sauter à pieds joints. Car c'était en soi le coté relaxant de cet endroit qui l'avait charmé par le passé, et qui aujourd'hui encore l'avait convaincu de s'y rendre. Au moment d'entrer, il ne tarda alors pas à noter que Lloyd-Snö l'avait devancé, et que lui non plus ne semblait pas vouloir profiter de la fonction première des lieux. A cette idée, ses lèvres s'étendirent en un doux sourire, tandis qu'il s'approcha. « J'attendais justement que tu me le proposes. » Il énonça à l'intention de son camarade, en s'asseyant près de lui, ravi que celui-ci l'invite à passer un moment en sa compagnie, et plus encore à l'idée de pouvoir à nouveau échanger avec Lloyd-Snö, sans qu'il ne soit plus question d'un lancé de chaussure. « Extrêmement vite, oui. Je me souviens encore de la semaine qu'on a passé en prison, et de combien tout ça me paraissait loin, à l'époque. Et aujourd'hui, finalement, c'est à peine si j'ai vu défiler les semaines. » L'aventure touchait à sa fin, alors qu'il n'y a pas si longtemps il était encore occupé à se familiariser avec les lieux, à découvrir ses camarades, à perfectionner son anglais. Tout s'était enchaîné à une telle vitesse qu'il peinait à réaliser qu'il reprendrait bientôt l'avion. « Tu crois ? » Il reprit par la suite, un brin inquiet peut être, lorsque Lloyd-Snö laissa entendre que sa vie risquait de changer du tout au tout, en raison de la médiatisation dont il profitait en se trouvant ici. C'était une chose à laquelle il n'avait pas énormément réfléchi, mais qui le faisait à présent pas mal cogiter. « Je n'ai jamais voulu me faire connaître, pourtant. La plupart des membres de mon site ignorent même à quoi je ressemble, et ça me convient très bien. » Il n'avait jamais eu l'ambition de devenir une personnalité, quelqu'un qu'on reconnaîtrait dans la rue et dont on parlerait sur internet. Il avait toujours aspiré à une vie simple, et ça n'était décemment pas pour se faire un nom qu'il avait traversé la moitié du globe. « Si tu étais un téléspectateur et que tu m'avais suivi pendant des semaines à la télévision, comment est-ce que tu m’accueillerais à la sortie ? » C'était une question sérieuse, parce qu'en soi l'indien savait qu'il pourrait prendre à cœur ce qu'on pourrait lui dire lorsqu'il quitterait cet endroit et se retrouverait confronté à des personnes qui peut être ne voudraient pas toujours son bien. Et il n'était même pas question de ses proches, car de leur coté il était peu probable qu'ils aient pu suivre l'émission. « Toi, tu avais déjà fait une émission avant celle-ci, alors tu dois être encore plus connu que nous tous. Ça ne t'effraie pas un petit peu, de savoir que peu de gens doivent encore ignorer qui tu es ? » Lloyd-Snö était assurément une figure incontournable de la télé-réalité, avec deux émissions à son actif et une personnalité qui ne devait de toute façon laisser personne indifférent. Sans doute vivait-il les choses assez sereinement, mais peut être regrettait-il malgré tout le temps où il était parfaitement anonyme.


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MessageSujet: Re: Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28   Mar 2 Fév - 18:25

Naveen confirme son sentiment que le temps passe à une vitesse hallucinante. En réalité, Lloyd a vécu l'aventure en deux temps. Le premier où il survivait parce que l'absence de sa famille le tiraillait entre l'envie de rester pour le challenge et l'envie de partir parce qu'il ne supportait plus le manque. Bien sûr Mei et Arthur lui manquent chaque jour et il en est parfois venu à espérer sortir pour les retrouver, mais à présent il est en paix avec sa décision de rester et de se battre pour les rendre fiers de son parcours. « C'est fou comme on oublie vite le monde extérieur. Je veux dire, les trois quatre premières semaines, Arthur et Mei me manquaient à un point que ça me rendait malade par moment et maintenant, ils me manquent mais c'est plus aussi fort. J'ai fini par me faire à leur absence et à l'idée que je vais les revoir dans peu de temps. » explique-t-il en se perdant dans l'immensité du ciel irlandais. Combien de fois a-t-il regardé à travers le toit inexistant du château gonflable ? Il ne sait pas. La réaction de Naveen, ou du moins son incrédulité, le fait sourire. C'est du Naveen tout craché de ne pas avoir conscience de l'effet qu'il peut avoir sur les téléspectateurs et sur les médias. Penser qu'il est encore un anonyme semble une folie à Lloyd. Ils sont des célébrités, momentanément bien sûr, leur notoriété ne durera pas. Mais pendant quelques semaines, quelques mois, ils vont être des parents nourriciers de la presse people, autant se faire à l'idée. « Je crois pas, j'en suis sûr. » affirme-t-il avant d'ajouter, en réaction au fait que Naveen ne voulait pas se faire connaître. « Peut-être qu'ils ignoreront à quoi tu ressembles en Inde, mais crois-moi entre les États-Unis et l'Europe tu vas être reconnu à peu près partout où tu iras. Je sais pas combien de temps ça va durer, mais les candidats de télé-réalité du genre Fake Lover font souvent parler d'eux, on les voit dans les magazines etc. » Parce qu'après tout l'émission n'est pas diffusée en Inde à la connaissance de Lloyd. Bien sûr les gens ont maintenant accès aux émissions occidentales en quelques clics, mais encore faut-il qu'un certain nombre de personnes regardent une émission pour la rendre populaire et qu'ensuite ce nombre grandisse pour que Naveen soit affiché dans la presse. Bref, c'est beaucoup de variables qu'il ne contrôle aucunement. Pour ce qui est de l'accueil que reçoivent les candidats de téléréalité, Lloyd-Snö doit bien admettre qu'il n'en sait rien. Une fois qu'il a eu fini le tournage de Gift Ved Første Blik, Arthur et lui avaient déménagé aux États-Unis et n'avaient donc pas eu vraiment à faire face aux avis du public mais de ce qu'il a entendu c'est toujours une réception assez positive. « Je crois pas avoir entendu un jour quelqu'un témoigner en disant que les gens à l'extérieur l'avaient mal accueilli. Au contraire, en général les téléspectateurs sont contents de voir les gens qu'ils ont passé des semaines à regarder -même ceux qu'ils ne soutenaient pas- et sont super sympas avec eux. » Parce qu'encore une fois, les candidats atteignent un certain niveau de notoriété qui crée chez les téléspectateurs l'impression qu'ils doivent être respecté et qu'une certaine révérence est nécessaire en leur présence. Des notions que Lloyd trouve idiotes mais qui ne lui seront pas inutiles au quotidien à sa sortie du nid. Mais c'est quand Naveen dit que le monde entier doit le connaître que Lloyd explose de rire. L'Indien se fait une idée complètement faussée de la popularité dont jouit Snö et il lui semble judicieux de le lui expliquer. Parce que clairement, Lloyd n'est pas une star, loin de là. « Non non, j'avais jamais rien fait comme Fake Lover. Faut que tu réalises, dans Gift Ved Første Blik je vivais ma vie normalement, il y avait juste des caméras qui me suivaient en permanence quand j'étais avec Arthur. Et puis c'était une émission diffusée au Danemark, un peu en Suède et en Finlande. Le reste du monde ignorait complètement le phénomène jusqu'à ce qu'il soit importé dans leur pays avec des candidats nouveaux. Alors les gens me connaissent autant qu'ils ne vous connaissent vous. Sauf peut-être dans les pays nordiques où certains se rappelaient de moi, mais c'était il y a déjà six ans alors je crois qu'on m'avait oublié. » Six années loin des écrans danois, six ans loin des caméras tout court. Six ans à vivre sa vie. Non vraiment les chances que le monde se souvienne de lui sans besoin de piqûre de rappel est minime.
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Naveen
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MessageSujet: Re: Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28   Mer 3 Fév - 9:28

Si un certain nombre de choses restaient incertaines quant au prime à venir, l'aventure, elle, prendrait bel et bien fin d'ici un peu moins de deux semaines. C'était une perspective qui le partageait entre l'angoisse de quitter un endroit auquel il s'était habitué et des êtres formidables qu'il n'aurait peut être pas toujours l'occasion de revoir autant qu'il le voudrait, et l'impatience de goûter à ce qui s'offrirait à lui une fois dehors, à ce qu'il serait peut être amené à vivre, à découvrir, à apprendre. Il y avait tant de choses qu'il aimerait se donner les moyens de faire, tant de choses qui lui semblaient à porter de main à présent qu'il avait l'impression de s'être offert la chance de sa vie en s'offrant un billet d'avion, quelques mois auparavant. Mais tout ça n'était pas sans le perturber, en revanche, parce qu'il réalisait combien l'aventure avait été courte, dans un sens, à la vitesse à laquelle elle s'était écoulée. Il y avait eu les abysses, puis les premières semaines … et déjà, la demi-finale. « C'est pareil pour moi. En arrivant ici, je me demandais si j'arriverais à supporter l’absence de mes proches, parce que je ne les avais jamais quitté plus de quelques jours. Et finalement, la peine que j'ai ressenti au départ a évolué en des sentiments plus supportables. » C'avait été particulièrement difficile par moments de se passer d'eux, parce qu'il avait toujours été très dépendant de l'affection de ses proches et ne s'était jamais vraiment résolu à se détacher d'eux, mais il avait fini par accepter l'idée qu'ils ne pouvaient pas toujours tout faire ensemble, qu'il y avait des aventures qu'il devait vivre seul. « Il faut dire aussi qu'ici, chacun a fini par trouver une deuxième famille. Ça risque d'être difficile de réapprendre à vivre les uns sans les autres. » Il ajouta, tandis que ses lèvres dessinaient à présent un sourire un peu plus tendre, un petit peu triste aussi sans doute. Parce qu'il avait beau s'être promis de garder contact avec tous ceux qui le voudraient une fois à l'extérieur – et de rester auprès de celui qu'il ne se voyait pas quitter – ça ne l'empêchait pas d'être d'ors et déjà nostalgique à l'idée que tout le monde quitterait bientôt cet endroit où ils avaient vécu des choses aussi fortes qu'au sein d'un véritable foyer, en un temps remarquablement court. Lloyd-Snö, en tout cas, disait être persuadé que l'indien goûterait à une certaine notoriété à sa sortie du jeu. Une notoriété qui pour le coup l'angoissait un petit peu, car il n'avait jamais aspiré à devenir connu, ou ne serait-ce que populaire. « Partout ? Même … dans les supermarchés, les bureaux de poste, ce genre de choses ? » Ça lui paraissait invraisemblable, à lui qui avait toujours vécu une existence des plus tranquilles. Si on l'arrêtait dans la rue du jour au lendemain, il est certain qu'il serait un temps déboussolé. « C'est à peine si la fleuriste qui travaille en face de l'ancienne épicerie de mon père, et qui connaît ma famille depuis quarante ans, sait qui je suis. Je crois qu'elle nous a toujours confondus, mon frère Abhay et moi. » Peut être parce que c'était celui qui lui ressemblait le plus, celui qui n'était pas athlétique comme Surinder ou élégant comme Vishal. Abhay avait huit ans de moins que lui, et on n'avait jamais tellement su dire si l'un faisait jeune ou si l'autre faisait plus mature que son âge. Les prochains propos du suédois eurent en tout cas le don de le rassurer, lui qui se savait susceptible de prendre à cœur l'accueil qu'on pourrait lui réserver à l'extérieur. Un accueil qui d'après son camarade n'avait aucune raison d'être négatif. « Et ceux à qui on devra probablement accorder des interviews, tu crois qu'ils seront agréables avec nous ? » Il demanda tout de même, croyant savoir que c'était le lot de tous ceux qui passaient à la télévision, de se voir interroger par des personnes les jugeant suffisamment intéressantes pour leur accorder une page dans un magazine. « Je ne sais pas grand chose du métier de journaliste, chez moi ça fait partie des emplois qu'il vaut mieux ne pas exercer. » A vrai dire, si on lui demandait spontanément de citer deux des métiers les plus risqués dans un pays comme le sien, il aurait tendance à répondre « journaliste » et « gérant d'un site matrimonial ». Seulement lui, on ne l'avait pas encore assassiné au coin d'une ruelle, et il aimerait autant que les choses restent ainsi. Supposant en tout cas par la suite que Lloyd-Snö puisse d'ors et déjà profiter d'une notoriété importante en raison de son passage dans une première émission de télé-réalité, plusieurs années auparavant, il ne tarda pas à apprendre qu'en vérité, ladite émission lui avait valu une popularité relative, réduite à seulement quelques pays. « Oh, d'accord. Moi je te voyais déjà comme le visage officiel de la télé-réalité à travers les trois quarts du globe, alors j'ai visiblement un poil surestimé ton degré de célébrité. » Il s'amusa alors, dans un léger rire, tandis qu'il se décala sur le coté pour pouvoir complètement le dévisager. « Cela dit, si l'autre jour j'ai donné ton nom comme celui du candidat qui se fera d'après moi un long réseau à l'extérieur, c'est parce que je suis persuadé que tu n'as laissé personne indifférent, et que beaucoup voudront prendre contact avec toi. » Autrement dit, il était malgré tout déterminé à penser que Lloyd-Snö avait le profil du candidat de télé-réalité dont on se souviendrait même dans dix ans. Il avait de la personnalité à revendre, et attirait sur lui une attention permanente, braquée sur lui comme un lot de projecteurs. « J'aimerais beaucoup visionner les passages de l'émission qui vous concernent, Arthur et toi. Tu crois que tu pourras me les montrer, à l'occasion, lorsqu'on sera amenés à se revoir ? » Il finit par demander, sans trop savoir si Lloyd-Snö avait gardé les images en question comme un souvenir de ses premiers moments avec son mari, mais partant à présent du principe qu'ils auraient l'occasion de passer encore un peu plus de temps ensemble, à l'extérieur, et qu'à ce moment là il serait au moins question d'un lecteur de VHS.


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MessageSujet: Re: Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28   Jeu 4 Fév - 21:13

Naveen compatit aux émotions de Lloyd et ça le rassure un peu. Avec le temps il a presque finit par se sentir coupable de ne plus être aussi désespéré par l'absence des deux amours de sa vie. Alors savoir qu'il n'est pas le seul à expérimenter ce genre de sensations retire un poids de ses épaules. « Enfin j'ai quand même vachement hâte de les retrouver... » ajoute-t-il quand même parce qu'il a besoin de le verbaliser et qu'il est convaincu que Naveen partage cette attente. Le commentaire de son camarade sur la famille qu'ils forment, tous ensemble. C'est une famille un peu dysfonctionnelle par moment, mais au fond quelle famille ne l'est pas ? Leur séparation à venir en deviendrait presque anxiogène pour Naveen et même si Lloyd comprend, il n'est pas sûr de totalement partager ça. Certains d'entre eux vont lui manquer et ne plus pouvoir leur parler sera un poids. Pour ce qui est de réapprendre à vivre sans eux, Lloyd pense y arriver. Parce qu'il va replonger dans sa vie rythmée et confortable et parce qu'il a aussi besoin de passer quelques jours en tête à tête avec lui-même. Cependant il y bien des aspects qui vont lui manquer. « C'est vrai que passer de la colocation à plus de dix, à me réveiller seul ou presque dans mon appartement ça va être bizarre. » Et puis ne plus croiser Naveen, Colin, Lawrence, Khadija et tous les autres au détour d'un couloir risque d'être étrange, surtout dans son appartement aux quatre chambres et cinq salles de bain vide en comparaison avec le nid. Heureusement Mei habite l'espace pour dix avec ses petits pas bruyants quand elle court dans le salon. Naveen semble s'inquiéter de l'attention qu'il va recevoir, ce que Lloyd comprend, lui est préparé à ça, il l'a déjà vécu une fois. « Surtout les gens dans la rue oui. Ils se rendent pas compte que pour toi ça peut être la trentième fois de la journée qu'on te demande de prendre une photo ou un truc du genre. » explique-t-il sans enrober la vérité. Son ami mérite de savoir ce qui l'attend. Surtout qu'il a connu un franc succès auprès du public, en témoignent ses scores lorsqu'il était nominé. Lloyd est un peu inquiet quant au fait que Naveen ne soit pas prêt pour ce que va devenir sa vie s'il reste quelques temps aux États-Unis. Puis il ajoute une anecdote sur une fleuriste vivant dans son voisinage en Inde et qui le confond avec Abhay un des membres de sa fratrie ce qui fait sourire Lloyd. « Faudra vraiment que j'écrive une liste de tes frères et sœurs j'ai l'impression que t'en sors un de plus à chaque fois qu'on discute ! » Comme un magicien sortirait de son chapeau lapin après lapin ou de sa manche une ribambelle de mouchoirs de couleurs différentes. Pour ce qui est des gens qui les intervieweront et du manque d'expérience de Naveen avec le métier de journaliste, Lloyd ne pense pas qu'il ait à s'en faire, aussi c'est d'une manière assez décontractée qu'il répond : « Faut que tu vois les journalistes comme les animateurs de Fake Lover, des gens qui veulent connaître ton ressenti et ton expérience mais qui n'ont pas été à ta place pendant la saison. Ils sont rarement méchants, parfois un peu trop curieux mais tu peux assez facilement leur faire comprendre que tu n'es pas à l'aise avec leur question. T'es pas obligé de répondre en détails à tout ce qu'ils te demandent. Moi j'ai jamais eu de problème avec les journalistes, ils sont parfois un peu intrusifs parce qu'ils veulent les scoops que t'aurais cachés à la concurrence mais comme je te dis, suffit que tu leur fasses comprendre que tu n'es pas à l'aise et ça devrait aller. Si un jour tu as un souci avec un journaliste, tu prends ton téléphone et tu m'appelles je te dirais quoi répondre. » Tout ça lui semble répondre à ses questions et donne à Naveen une issue s'il se sent coincé par un reporter trop fouineur. Lloyd éclate de rire et fait vibrer le plastique de la structure lorsque l'Indien admet qu'il a un tout petit peu surestimé sa célébrité.« Juste un poil oui. » dit-il en écartant les bras pour dire que ce poil est gigantesque. Naveen revient sur la réponse qu'il a fourni à Rowan lors de son interview au sujet du fait qu'il aurait une liste de contacts longue comme le bras à la sortie et même si Lloyd n'a pas compris exactement ce qu'il voulait dire sur le coup, il a choisi son interprétation. Parce que même s'il a gagné le sondage de la prochaine égérie Abercrombie & Fitch, Lloyd imagine que ce n'est pas la seule chose que Naveen imaginait. « S'ils veulent prendre contact avec moi pour des questions juridiques va falloir que je quitte le bureau du Procureur pour me mettre à mon compte ! » Ce qui ferait bien plaisir à Arthur qui le taquine souvent sur le fait que Lloyd gagnerait beaucoup plus d'argent en étant de l'autre côté du droit, du côté de la défense des accusés. Beaucoup plus rentable, beaucoup moins en accord avec son sens éthique. Le sujet de l'émission de télé-réalité durant laquelle Lloyd et Arthur se sont rencontrés intrigue beaucoup Naveen et Snö est plus que prêt à lui montrer les vidéos disponibles sur Youtube. « J'avoue que je ne les ai pas en ma possession mais les épisodes sont facilement trouvables sur internet. Comme c'est en Danois faudra qu'on organise une soirée pour qu'Arthur et moi traduisions en live ce qu'on disait. Ça va me faire bizarre de me revoir à l'âge de vingt ans... » conclut-il en souriant parce qu'il ne s'est pas trop replongé dans cette émission depuis sa diffusion et l'épisode « 1 an après que sont-ils devenus ? ». Se revoir -et revoir Arthur- avec six ans de moins va être amusant et le fait que Lloyd sache que son mari s'est bonifié avec le temps alors qu'il était déjà parfait à l'époque, n'est qu'un plus. « Tu veux parler du détecteur de mensonges de Lawrence ? » demande-t-il en lançant un regard complice à Naveen. Les réponses fournies par le partenaire de Naveen ont été plutôt intéressantes et révélatrices du futur qui leur tend les bras aux yeux de Lawrence. Lloyd est convaincu que son ami a dû avoir le palpitant au beau fixe en voyant que Lawrence s'imagine vivre avec lui notamment.
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Naveen
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MessageSujet: Re: Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28   Ven 5 Fév - 16:57

Il est vrai qu'au départ, la perspective de s'éloigner pendant plusieurs semaines de sa famille l'avait amené à se demander s'il serait assez fort pour pouvoir se passer d'eux alors qu'il avait toujours été très dépendant de leur présence, de leur affection, et qu'en dehors de Sunil ils étaient jusqu'ici les seules personnes aux yeux de qui il avait l'impression d'avoir une réelle importance. Mais les semaines avaient passé, et au fil des liens qu'il avait noués et des efforts qu'il était parvenu à faire pour se détacher peu à peu de son sentiment de départ, l'indien était parvenu à se faire une raison : ses proches, il les reverrait bien assez vite, alors il pouvait bien profiter de la chance qui lui était offerte de vivre une telle expérience, sans se gâcher son plaisir en se morfondant sur le fait que leur absence lui pesait. C'était toujours le cas aujourd'hui, mais dans une moindre mesure peut être, bien que la perspective de les revoir prochainement le motive à plus d'un titre. Lloyd-Snö aussi semblait se languir des retrouvailles avec Arthur et sa fille, et cette idée lui valut d'esquisser un sourire des plus tendres. « Ce sera le cas d'ici quelques jours, et je suis sûr que tu auras l'impression de les avoir quittés la veille, tant ça n'aura rien changé pour aucun de vous trois. » Ils seraient toujours aussi fusionnels, et reprendraient leur petite vie à trois comme si le suédois n'avait pas passé deux mois et demi loin d'eux. « Je suis certain qu'ils te réserveront le plus beau des accueils. Peut être même qu'ils t'organiseront une petite fête ? » Il était loin d'être le mieux placé pour savoir si c'était le genre d'Arthur d'organiser ce genre de choses, mais il trouverait ça absolument adorable. L'un et l'autre s'entendaient en tout cas pour dire qu'après avoir vécu près de trois mois avec autant de monde et avoir noué des liens aussi forts, il serait déstabilisant de réapprendre à vivre les uns sans les autres. « Il y a encore pas si longtemps, le changement n'aurait pas été particulièrement radical pour moi puisque j'aurais retrouvé mes parents et plusieurs de mes sœurs. Mais depuis que je ne vis plus chez eux, je ne goûte plus à la vie en communauté de la même manière. » Depuis qu'il vivait avec Sunil, les choses étaient bien différentes. Ils partageaient certes un appartement plutôt modeste – en partie parce qu'il avait refusé que son associé se charge de tout payer – mais sa vie était autrement plus calme que lorsqu'il vivait à Pondichéry. Quant à la médiatisation qu'impliquait son passage dans l'émission, elle l'inquiétait dans le sens où il serait un peu déboussolé de se voir porter une certaine attention à sa sortie du programme, et notamment d'être arrêté dans la rue alors qu'il n'aurait absolument pas l'habitude. Lloyd-Snö tâchait toutefois de le rassurer, et c'est un sourire partiellement amusé que l'indien esquissa bientôt. « Peut être qu'en adoptant enfin votre style, je passerais inaperçu ? Les gens ne feront pas forcément le lien entre le Naveen qu'ils ont souvent vu porter des sherwanis, et un type qui se baladerait en jean et en sweat-shirt. » Si en soi l'idée aurait sûrement le mérite de se révéler efficace, il va de soi qu'il ne pensait pas sérieusement à opérer un changement aussi radical au niveau de son style vestimentaire. Puisqu'il n'était pas impossible qu'il passe encore du temps en Occident, il est probable qu'il opte pour des choses un peu moins voyantes, mais rien d'aussi éloigné de son style habituel. Sa prochaine remarque avait visiblement eu le don d'amuser son camarade, et c'est lui-même après un rire qu'il répliqua. « Et encore, je ne crois pas t'avoir déjà parlé de Leela, de Tamzin, de Kareena … » Il réalisait qu'il avait surtout évoqué ses frères, auprès de Lloyd-Snö, parce que plus d'une fois leurs conversations s'y étaient prêtées. « J'espère que tu auras l'occasion de les rencontrer un jour, car c'est à ce moment-là que tu prendras pleinement conscience de l'ampleur de la situation. » Et du fait que ses parents aient probablement toujours été un brin masochistes, parce qu'en cas de catastrophe mondiale, c'est probablement vers eux qu'il faudrait se tourner s'il était question de repeupler la planète. S'inquiétant ensuite au sujet des possibles interviewers qui pourraient le solliciter à sa sortie, c'est avec attention qu'il écouta son camarade le rassurer, là encore, sur la façon d'aborder les choses. Toutefois, s'agissant de Naveen, ça n'était pas forcément aussi simple. « Tu me connais, il y a peu de chances que j'ose dire à l'un d'eux que sa question me dérange … Même ici, alors qu'on m'a parfois mis dans l'embarras, je n'en ai jamais voulu à personne de se montrer curieux. » Certains choses l'avaient pourtant blessé, parfois, mais même lorsqu'il pouvait lui arriver de trouver une interrogation malvenue, il restait rare qu'il fasse la moindre remarque. « Alors oui, je crois que je t'appellerai à la rescousse. » Il destina à son camarade un sourire d'ors et déjà reconnaissant, touché il est vrai par le fait qu'il se propose de le sortir du pétrin, et plus généralement par le fait qu'il s'évertue à le rassurer depuis déjà quelques minutes. Surestimant par la suite le degré de célébrité qu'avait valu à Lloyd-Snö le fait de participer à une première émission de télé-réalité, il revint un instant sur l'une des réponses qu'il avait donné à Rowan, une poignée de jours plus tôt, lorsqu'il avait été question de savoir quel candidat se ferait d'après lui un long réseau dehors. Lloyd-Snö supposait qu'on le solliciterait pour ses talents d'avocat, mais ça n'était pas forcément à ça que pensait l'indien en donnant son nom. « Peut être qu'ils préféreront prendre rendez-vous avec toi dans un cadre un peu moins formel. Après tout, tu fais partie de ceux que beaucoup se verraient emmener avec eux en soirée. » Il faut dire qu'en plus d'être d'une compagnie agréable, le suédois était amusant autant qu'il était plein d'une assurance qui garantissait à n'importe qui de ne jamais s'ennuyer en sa présence. Et puis, parce qu'il était intrigué depuis le départ par les conditions dans lesquelles son camarade avait rencontré sa moitié, il chercha à savoir s'il pourrait un jour visionner des extraits de l'émission où ils s'étaient mariés, affichant un large sourire lorsque Lloyd-Snö parla de les lui traduire, simultanément, avec Arthur. « Ce serait génial ! Mais il faudra probablement prévoir un stock de kleenex, parce que quelque chose me dit que je vous trouverai adorables aussi bien sur les images, que six ans après. » Il ne savais encore qu'assez peu de choses de leur couple, mais ils lui donnaient tous les deux l'impression de s'être très bien trouvés, et de s'aimer de la plus belle des façons. Et puis, c'est vrai, l'idée qu'ils aient pu se rencontrer à la télévision le faisait inévitablement rêver, autant parce qu'il trouvait ça réellement atypique et romantique, que parce qu'il était bien placé pour savoir qu'il était possible de tomber amoureux dans ce genre de contextes. De son coté, l'histoire qui s'était écrite n'avait pas encore trouvé de fin, mais il y a beaucoup de choses auxquelles il réfléchissait depuis dimanche, et qui tendaient à lui donner définitivement envie de la vivre, pleinement, quoi qu'elle lui réserve. Ainsi, lorsque Lloyd-Snö fit précisément référence à Lawrence et à son détecteur de mensonges, c'est une mine un brin rêveuse qu'il afficha. « Il y a des détails qui m'ont fait plaisir, mais ça j'imagine que tu t'en doutes. Et que c'est pour ça que tu me poses la question. » Il souffla dans un doux sourire, en repensant aux questions posées à l'américain, qui pour plusieurs d'entre elles l'avaient directement concerné. « Le fait que notre partenariat lui inspire un sentiment positif, tout comme le fait qu'il ne s'agace pas d'être souvent associé à moi depuis quelques semaines … ça m'a rassuré, parce que jusqu'ici je ne pouvais pas être tout à fait certain qu'on vivait les choses de la même manière. » Il savait qu'il avait pris une importance particulière aux yeux de Lawrence, mais il avait souvent redouté que l'attention qu'on portait perpétuellement à leur relation puisse peu à peu le contrarier, lui qui n'avait pas l’habitude d'être associé à un homme de cette façon. « Mais c'est quand il a laissé entendre qu'il se sentait prêt à vivre avec moi que j'ai été profondément touché. » Parce que ça suivait un certain nombre de choses qu'ils s'étaient déjà dites, mais aussi et surtout l'envie qu'il avait lui-même de partager la vie de l'américain, durablement. « Je sais qu'il ne veut pas m'influencer dans les décisions que j'aurai à prendre, mais il n'y a rien que je veuille davantage que de rester auprès de lui. » Parce qu'il désirait découvrir son monde, et s'y faire peut être peu à peu une place. Être là pour Lawrence, l'entourer comme peu de gens l'avaient probablement fait, et l'aider à plus d'un niveau. Avec Rosie, mais pas seulement. « Il y a aussi ce « doute » auquel j'ai choisi de me raccrocher, quant aux sentiments qu'il pourrait peut être un jour développer ... » Son sourire se fit cette fois un peu plus timide, tandis qu'il se redressa légèrement, avant de baisser doucement la tête. « Je me doute que Lawrence a préféré se dire que l'appareil faisait fausse route, parce qu'il se pense incapable de s'attacher à quelqu'un de cette façon, mais … moi, j'ai choisi d'y voir un espoir. » Ce n'était pas pour autant qu'il n'accordait aucun crédit à la réponse de Lawrence ou qu'il se persuadait que ce qu'il espérait voir arriver se produirait bel et bien. Il aimait simplement penser que ce « doute » était peut être la preuve qu'il faisait bien d'y croire, d'espérer. « Est-ce que toi, à ma place, tu te concentrerais davantage sur le fait qu'il ait répondu « non » ? » Parce qu'il n'en voulait pas à Lawrence d'avoir répondu par la négative, lui, autant parce qu'il savait que sa réponse suivait l'idée qu'il se pensait incapable de développer des sentiments amoureux – et était donc assurément sincère – que parce qu'il n'aurait pas voulu qu'il se laisse influencer par ce qu'il savait des sentiments de l'indien. Cette réponse avait pu l'atteindre dans le sens où elle marquait un peu plus le pessimisme dont était envahi l'américain, mais il savait que si un jour quelque chose devait malgré tout naître dans le cœur de Lawrence, le fait qu'il n'y ait pas cru au départ rendrait les choses plus belles encore, pour l'un comme pour l'autre.


i guess right now
you've got the
last laugh.

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Here we go again, down the blue sky Ω 03.02 à 14h28

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