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 no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it ✝ la pyro

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Janka
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MessageSujet: no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it ✝ la pyro   Lun 8 Oct - 15:30

no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it
10/10 à 16h45.
Vous savez ce que c'est que de continuer à respirer, de continuer à vivre dans un monde qui ne vous convient pas du tout. Un monde qui vous étouffe et pourtant vous respirez. Chaque respiration est une torture mais vous continuez parce qu'il vous reste certaines choses, parce que vous vous êtes crée un confort incertain qui vous garde en vie. Je vis ça tous les jours, depuis toujours j'ai l'impression. A chaque fois que mes yeux s'ouvre et que je me rend compte que je suis toujours dans ce monde, où je n'entre pas dans le moule de base... c'est toujours une légère déception qui anime mon cœur un quart de seconde avant de le laisser vide, inerte. Alors on se stimule comme on peu, on joue de la musique, on se vide les poumons à coup de cris, ou bien... on se fait du mal. Juste pour ressentir, juste pour sentir quelque chose de différent que la souffrance qui asphyxie ton cœur. J'entre dans un bâtiments qui ne m'appartient pas, je n'ai rien à y faire je pense. Mais là encore c'est fait pour me stimuler, pour me donner quelque chose à mettre sous la dent, en attendant. En attendant quoi au juste ? Et bien que les choses changent. Je m'installe sur un transat de la cours des filles, c'est plus confortable que les bancs de muscu de la cours des garçons. J'ai ramassé un bout de verre dans ma dernière excursion dans le manoir abandonné, je l'ai dans ma poche. Et par dessus le jean je peux sentir du bout des doigts sa pointe acérée. Je me saisis du bout de verre, rêveuse et avide. Je le serre entre ma mains et les premiers picotement signe de lacération de ma peau viennent chatouiller les jointures de ma mains. Le passage d'une chevelure rousse me stoppe. Je la regarde, elle me regarde, je la regarde. Un fin sourire se dessine sur mon visage, je veux qu'elle s'approche, je veux pouvoir la regarder bouger dans un silence religieux. Maddie, chérie... viens me voir.


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Mads
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MessageSujet: Re: no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it ✝ la pyro   Lun 8 Oct - 23:49

Je crois que j’ai passé ma journée à comater, à me tourner et retourner dans le lit que je partage avec Corto, à profiter de la douceur des draps… Je me souviens encore de sa parole au levé, de son invitation à le suivre. Je me souviens aussi lui avoir dit: deux secondes, j’arrive. J’ai l’impression que c’était il n’y’a pas si longtemps, juste quelques infimes instants. Et, pourtant, ces mêmes deux secondes qui ce sont, fatalement, étirées en minutes puis en heures et quasiment en journée. Je crois que j’avais juste besoin de mettre « pause », de m’octroyer une parenthèse de suspend afin de me ressourcer, de ne pas avoir l’impression de me dénaturer, de délirer. J’avais envie de me retrouver, d’essayer du moins. Essayer de retrouver la facette qu’est originellement mienne, ou plutôt, celle que j’offre à l’extérieur de ce huit-clos. Ce petit sursis c’est aussi récupérer de ces longues soirées où nous sommes tous réunis, à essayer d’échanger plus que des banalités, à essayer de tisser des liens ou des les consolider si ce n’est les densifier. Ces soirées même soirée où on se plie à l’exercice que de créer du lien social. Parce que c’est important, que c’est nécessaire. Mais aussi essentiel voire indispensable que cela puisse être, ca m’épuise, ca m’use. Principalement parce que n’est en rien une habitude chez moi. Ceci dit, j’aime avoir l’impression d’avancer, ce n’est pas le problème, j’aime avoir l’impression de donner parce que j’aime recevoir. Néanmoins, pour éviter la saturation j’ai besoin de solitude, j’ai besoin de relâcher la pression. Et, c’est sur cette fin de pensée que je m’étire avant de soupirer légèrement, que je ressens ce besoin en nicotine. Cette téméraire addiction, cette nocive tentation. Encore vêtue du débardeur ainsi que du short qui me servent de pyjama, je décide de me lever, de bouger. Je fais une courte escale dans la salle de bain, repasse par la chambre en récupérant paquet et briquet avant de descendre pour rejoindre la petite cour extérieure. Armée de lunette de soleil protégeant mes rétines, je zieute l’ensemble de la petite cours afin de me trouver un endroit où me poser jusqu’à ce que je m’arrête sur Janka. Un fin sourire finit par étirer les lèvres de la brune, et je crois que c’est-ce qui me pousse à aller vers elle. Quelques secondes plus tard, je me pose sur le transat d’à côté silencieusement. « Tu vas finir par te blesser » je finis par souffler en remarquant sa main ne cesser de se serrer et desserrer, les traits inexpressifs, le visage offert aux rayons solaires.
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Janka
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MessageSujet: Re: no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it ✝ la pyro   Mar 9 Oct - 20:17

Cette fille a une mélodie bien particulière mais elle ne s'en rend pas compte. Je crois qu'elle est aussi sensible à la musique que je le suis, mais elle n'est pas sensible aux autres mélodies, celle qui n'ont pas besoin d'être écrite sur une partition ou d'être jouer sur un instrument pour exister. C'est le genre de mélodie qui s'impose à nous, qui nous envahit sans qu'on ne le remarque, c'est le genre de mélodie qui nous entoure tous les jours et peu de gens les entendent. Moi je l’entends sa mélodie, elle est à la fois pleine d'élégance et lourde. Ça mélodie vous prend les tripes et lorsqu'elle s'achève elle vous donne un goût de trop peu. Elle ne devrait pas parler, elle n'a pas besoin de parler. Il lui suffit de marcher là, vers moi, il lui suffit de poser un regard distant sur les choses comme elle le fait toujours, il suffit de s'asseoir près de moi... Elle n'a pas besoin de parler, parce que lorsqu'elle parle la mélodie prend fin.  « Tu vas finir par te blesser » Me dit-elle alors que je suis ailleurs, je mets un temps avant de comprendre ce qu'elle dit. Je met un temps à me souvenir de ce bout de verre qui lacère les jointures de ma paume. Je lâche prise et dépose le morceau sur une table à coté. Ma main n'a rien si ce n'est quelques griffures, rien de bien grave. « Comme si ça te touchait. » je lui informe sur le même ton qu'elle. Comme si ça lui faisait quelque chose de me voir me faire du mal. Non je ne crois pas, alors elle peu faire semblant mais qu'elle le fasse bien dans ce cas. « Qu'est ce que tu aimes faire ? » je lui demande évasive, je ne la connais pas la demoiselle au final. Et je me demande si je veux la connaître, je me demande si j'entendrais encore sa mélodie une fois le voile levé sur sa personne. Mais je demande, parce qu'ici l'acte sociale est inévitable même si dès fis j'aimerais simplement rester à regarder les gens sans décrocher un mot.
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MessageSujet: Re: no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it ✝ la pyro   Mer 10 Oct - 3:32

Même ailleurs, supposée être ailleurs, mon œil acéré remarque, mon œil endoctriné guette et pointe. Principalement parce que la perdition, ma perdition, prend ses racines dans la confiance, parce que la perdition n’est permise que dans un environnement prospère mais surtout propice. Oui, il faut des conditions à l’évasion, des conditions à l‘absence. Et si elles ne sont pas réunies, alors rien ne s’opère. Rien ne fonctionne. Du moins partiellement. Et, dans le fond, c’est peut être mieux ainsi. Alors cette posture corporelle peu naturelle que j‘adopte n’est que masque sociétal, n’est que dissimulation grotesque, supercherie manifeste pour planquer tout le reste. Je ne suis pas à l’aise, pas totalement, mais je suis d’une grande retenue. Je modèle les traits de mon visage à la façon d’un transformiste, sur la base de plusieurs volontés. Un transformiste néanmoins fatigué et éreinté puisqu’il ne se contente plus que d’un seul tour, que d’un seul voile. Et, mon voile à moi est tantôt obscur tantôt clair. Tantôt fermé, tantôt ouvert. Tantôt inexpressif, souvent inexpressif… Puis, alors que mes rétines s’aveuglent à la lumière solaire, la voix de la polonaise me parvient. Et, elle a raison. Putainement raison même. Elle peut se faire du mal, qu’est-ce que ça peut me faire à moi ? Rien. Elle règle sa vie comme elle l’entend, et agit comme elle l’entend. Est-ce que ca me touche pour autant ? Pas vraiment. « Tu as raison » je lui accorde, le visage toujours perdu vers l’horizon. Ceci dit, si elle ne se soucie pas elle-même de sa propre personne, personne ne le fera à sa place. J’espère qu’elle en est consciente. Le silence s’installe de nouveau et j’ai l’impression de me cristalliser, de m’inscrire dans le temps, de faire partie du décor à l’image de n’importe quel objet inanimé de la scène qui se déroule. Jamais actrice, toujours figurante. C’est alors qu’on me sollicite. C’est mon passage. Ma réplique, peut être l’unique. Alors, je dois bien m’exécuter. « Rien » je réponds spontanément dans un souffle. Oui, je n’aime rien faire parce que je n’ai pas d’ambition grandiloquente, parce que tout ce que je fais n’entre pas dans les carcans imposés, parce que tout ce que je fais ne mène à rien sauf à ma propre et égoïste occupation. Je m’occupe et je fais passer le temps. Je m’occupe et ca me procure -parfois- des sensations et émotions. Je m’occupe et c’est tout. Ce n’est pas fataliste comme vision des choses. Non, réaliste. J’aime ne rien faire parce que je considère que toutes les activités auxquelles je m’adonnent s’y confondent avec ce ‘rien’ qui rythme mon existence. Ce ‘rien’ qu’est ma vie. Néanmoins peut être devrais-je lui concéder quelques exemples de rien afin de ne pas la laisser dans le flou total alors que tout m’apparait clair. « La musique… » je finis par lui confier avant de tirer une cigarette de mon paquet, le lui présenter afin qu’elle se serve, avant de caler ma cigarette entre mes lèvres. « …et fumer » j’ajoute avant de l’allumer. C’est restreint, c’est un exemple. Un maigre panel. Puis, je vrille mes prunelles sur elle, économisant ma salive, lui retournant la question silencieusement.

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MessageSujet: Re: no, i don't like you, i just thought you were cool enough to kick it ✝ la pyro   

 

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