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 You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45

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Raphaël
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MessageSujet: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Lun 15 Oct - 2:24

You hunted me down like a wolf, a predator
FEAT. ELLIOT

Trouver Raphaël dans un cimetière, au milieu des morts, c'était un peu comme trouver Malik dans une cuisine, au milieu des cornichons. Chacun son truc, hein. Et pour le coup, Raphaël semblait assumer cette attirance morbide qu'il avait pour la mort, pour tout ce qui s'opposait très nettement à la vie. Sans doute parce que lui même ne se considérait pas comme quelqu'un de franchement vivant. Il passait son temps à se morfondre sur son triste sort, s'attribuait tous les maux de l'univers, craignait qu'on se ligue contre lui, au point d'accorder sa confiance à bien peu de monde. Ça n'était tout simplement pas une vie. Alors peut être sa place était-elle ici, au fond ? Ce cimetière pourrait alors être son dernier lieu de résidence. Cependant, un fâcheux détail avait tendance à gâcher un tantinet ses plans : il était vivant, et bien vivant. Oui, malgré cette impression perpétuelle qu'il avait de ne pas faire intégralement partie de ce monde, il n'en était pas moins en vie. Et ça, ça posait clairement problème, dans la mesure où il ne se voyait pas faire ce qu'il n'avait jamais eu le cran de faire. Il estimait surtout que ça n'était pas à lui de programmer la date de sa mort, mais bien à Dieu. Alors il lança un regard des plus navrants en direction du ciel, comme si quelqu'un ou quelque chose était disposé à le recevoir. Mais il resta seul, face à la tombe en face de laquelle il s'était précédemment agenouillé, laissant au final son regard retomber sur la pierre tombale qu'il avait devant lui. Celle d'une jeune femme, visiblement. Et en parlant de jeune femme, en voilà une, bien vivante celle-ci, qui apparut dans son champs de vision. Elliot. Honnêtement, et même s'il était généralement enchanté d'avoir à faire à elle, Raphaël n'était pas tellement disposé à passer du temps avec elle à cet instant précis. Il avait encore en mémoire certaines images diffusées lors du prime, tandis qu'il repensait également à la fois où il l'avait fait pleurer. En soit, elle se passerait très bien de lui en ce jour. Alors histoire d'être sûr qu'elle ne risquerait pas de l'aborder, Raphaël ne trouva rien de mieux à faire que de se baisser derrière la pierre tombale, disparaissant derrière celle-ci, mais se rendant bien vite compte de l'irrespect dont il faisait ici preuve. Vis à vis d'Elliot, qu'il fuyait sans raison, mais également vis à vis de cette jeune femme, enterrée juste ici, qu'il utilisait indirectement comme planque. Honteux. Se trouvant misérable d'agir de la sorte, il finit par se redresser brusquement, apparaissant alors aux yeux de sa camarade, qui allait probablement le trouver pathétique. « Ça ... ça n'était pas contre toi, Elliot » articula-t-il péniblement, avant de baisser la tête. C'était lui le problème, et il le savait. Qu'elle le méprise, qu'elle le fuit à son tour ... qu'importe, il le méritait.
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Elliot
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Lun 15 Oct - 10:38

Je m'engouffre dans la pénombre. L'obscurité du dehors m'assaille. Les lèvres légèrement entrouvertes, je porte à ses lèvres une clope que je l'allume d'un geste désinvolte. Mes yeux océan s'accoutument peu à peu aux ténèbres. Du feu rougeoie à mes doigts tandis que sa cigarette se consume. Fébrile, je serre sa veste en cuir contre moi pour me protéger des morsures insidieuses du froid. Je frémis quand le vent se met à tourner. Le regard hagard et l'esprit en proie d’apaisement, mes pieds la traînent vers les contrées sombres - en périphérie du village. Un sentiment d'insécurité me frappe alors. Mes prunelles vaporeuses balaient les alentours. J'entends la voix des morts. Je tire une latte en ces lieux sacre saint. Les volutes de fumées virevoltent au gré du vent et au-dessus de ma tête formant un nuage désincarné autour de moi. La faible lueur de lune éclaire des tombes ici et là. Elle vacille et ne montre qu'une facette d'elle-même. Une partie d'elle est rongée par la noirceur du ciel. L'astre lunaire guide mes pas vers un endroit isolé, à l'abri des regards indiscrets. Les caméras enregistrant mes moindres faits et gestes, cherchent désespérément des nouvelles images à se mettre sous la dent. Une silhouette familière se dessine au détour d'une pierre tombale. Je plisse les yeux pour en déterminer les contours. Je m'avance à pas de loup, tel un prédateur en quête de proie. A chacun de mes mouvements, la proie me fuit tel un animal craintif. Je presse le pas, je mets à trottiner à bout de souffle. Mes oreilles aiguisées m'indiquent qu'elle se trouve à quelques mètres de moi. Je m'approche de la pierre tombale où la stèle est incomplète. Mon regard darde sur l'ombre informe. La proie prend les traits d'un Raphaël apeuré. Mon visage s'assombrit quand je le découvre se cachant de ma présence. Son corps se hisse. Je le trouble. Mon visage s'adoucit. Je le couve d'une infinie douceur, teintée d'une mélancolie chancelante. - Ça ... ça n'était pas contre toi, Elliot. Il se dérobe à mon regard pénétrant. Mon coeur se déchire. Je tends une main vers lui et la pose sur son épaule. L'autre suivit. Je le prends dans mes bras. - Ne me refais plus jamais ça. J'ai la gorge qui brûle. Des pensées contradictoires se bousculent dans mon esprit. J'ai besoin de lui. De sa présence. - Qu'est-ce qui ne va pas ?, je lui demande en desserrant mon étreinte. Mes doigts frôlent sa joue glaciale. Je frémis en découvrant ses traits accablés par la tristesse.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Lun 15 Oct - 22:05

C'était incroyablement idiot, n'est-ce pas ? Oui, assurément. Et entre nous, Raphaël n'avait pas tellement réfléchi au moment où il avait entrepris de se planquer derrière cette imposante pierre tombale. Il avait vu Elliot approcher, en avait déduit qu'elle l'avait suivi jusqu'ici et donc qu'elle risquait de se joindre à lui, et n'avait pu faire autrement que de se planquer, histoire d'éviter d'avoir à faire à elle. Parce qu'Elliot avait beau être l'une des personnes auxquelles il tenait le plus ici, il n'en était pas moins véridique que Raphaël se voyait mal converser avec elle dans l'immédiat. Il avait toujours bien en tête les images qui la montraient en train d'embrasser Arès, et le fait de les avoir également vu relativement proches lors du dernier prime avait tendance à le rendre un peu distant. Au fond, c'était profondément injuste, et Elliot ne méritait pas qu'il agisse d'une telle manière à son égard, mais il n'avait véritablement pas pu faire autrement que de la fuir d'une si lamentable manière. Heureusement, il en prit conscience, puisqu'il ne tarda pas à se redresser brusquement. Franchement, utiliser une pierre tombale comme cachette, ça apparaissait à ses yeux comme un acte purement misérable. Et croyez bien qu'il s'en voulait, à cet instant précis. Mais plus encore d'avoir maintenant à faire à une Elliot qui devait sérieusement se demander ce qu'il foutait derrière cette tombe. Oh, il aurait pu prétendre qu'il refaisait ses lacets, l'excuse bien bidon que n'importe quel mythomane n'aurait eu aucun mal à sortir, mais il préféra éviter. Il était de toute manière un piètre comédien, et il ne se voyait pas mentir aussi outrageusement à Elliot. Après ce qu'il venait de faire, il avait plutôt intérêt à se faire oublier. Pour autant, il ne trouva rien de mieux à faire que de prendre la parole, adressant ainsi quelques mots à la jeune femme. Des mots à la fois sincères et assez malhonnêtes. Naturellement, il n'avait jamais voulu lui donner l'impression qu'il la fuyait délibérément, et il appréciait toujours autant sa compagnie malgré le malaise qui le gagnait désormais quand elle était dans les parages, mais il aurait tout de même du mal à prétendre que ça n'était pas d'elle qu'il venait de se cacher, quelle que soit la raison qui l'ait poussé à le faire. Alors, très mal à l'aise évidemment, il baissa la tête, fuyant naturellement le regard de sa camarade. Que pensait-elle de lui, à cet instant précis ? Probablement rien de glorieux, hm. Mais bizarrement, il eut droit à une étreinte. Une douce étreinte. Une étreinte comme il les aimait tant. Quand Elliot le prenait dans ses bras, il se revoyait enfant, à l'époque où il arrivait de temps à autre à sa mère de le serrer contre elle. Une belle époque, disons. Lorsque la voix de sa camarade retentit, Raphaël ne put faire autrement que d'éclater en sanglots. L'étreinte prit fin et il tâchait maladroitement de cacher sa peine. Une peine pourtant horriblement flagrante. « Je ne veux pas te perdre, Elliot » articula-t-il, le visage barricadé par les pleurs qui y coulaient. « Je ne peux pas te perdre » nuança-t-il, avant d'enfouir son visage dans ses mains. On pourrait lui reprocher d'en faire un peu trop. Pourtant, Dieu sait qu'il tentait de maitriser son chagrin. Bien en vain, il est vrai.
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Elliot
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Mar 16 Oct - 10:17

La décrépitude des lieux, le silence plombant des alentours et la couleur grisâtre des tombes me rendent mélancolique, ternissent mon humeur joviale. Mon visage est grave tandis que je traverse le cimetière en promenant mon regard hagard sur les stèles de défunts. Un bruit de pas m'alerte. Mes yeux embrassent l'étendu et dévisagent sur une silhouette. Je m'en approche furtivement. Je jette mon mégot et presse le pas. Mon regard s'attarde sur une tombe précise. Une cachette idéale en théorie, mais je ne tarde pas à reconnaître les traits attristés du jeune homme. Raphaël, mon Raphaël. Il me fuit depuis quelques temps. Depuis Dimanche en fait. Je ne comprends pas pourquoi il agit de la sorte. Je veux des explications. Je l'ai à moitié traquer à travers tout le cimetière pour le retrouver derrière une tombe. Il n'est pas dans son état normal. Je l'ai senti tout de suite quand il a fui mon regard. Une sensation désagréable me prend aux tripes. Mon cœur vacille et mon regard se voile. Je fais un premier pas vers lui. Son regard est fuyant et il me sort une excuse bidon. Il n'est pas du genre à me mentir. Sortir de façon si grotesque. Je flaire le mensonge à des kilomètres. Il ne peut rien me cacher, je ne le connais que trop bien. Je ne le quitte pas des yeux, de peur qu'il en profite pour s'échapper. Il est pris au fait, il n'a plus nulle part où se cacher. Mon palpitant se met à marteler contre ma poitrine quand je le saisis contre moi. Je ne l'aime pas le voir dans cet état. Cela me fait de la peine. Je le serre contre moi, j'enfouis mon visage dans son cou. Je me recule un peu pour de nouveau observer son visage. Un visage empreint d'accablement. Je lui demande ce qui se passe. Il éclate en sanglots. Sa tristesse me touche et m’émeut. Entre deux sanglots, il parvient à me révéler ce qui le tracasse tant : - Je ne veux pas te perdre, Elliot. Mes prunelles s'embrument, formant un écran lacrymal conséquent. J'ai les larmes qui me montent aux yeux. C'en est trop. Mon coeur ne peut pas supporter tant de chagrin. - Je ne peux pas te perdre. Ma mâchoire se durcit. Je me retiens de pleurer, je réprime mes larmes pour lui. Cela ne ferait que d'empirer les choses. Surtout que beaucoup de larmes ont coulé à chacun de nos rencontres. Je relève son menton. Mes mains viennent épouser les contours de son faciès. Je dépose mes lèvres sur sa joue couverte de larmes. Mes lèvres viennent effleurer sa mâchoire. Je murmure d'une voix rauque : - Je t'abandonnerai jamais. Jamais. Mes doigts caressent tendrement son front que j'embrasse ensuite. Cela me briserait le cœur d'être séparée de lui. Comment pourrais-je le quitter ? Je le reprends dans mes bras et le serre très fort contre moi. Mon étreinte se veut comme un réconfort. Mes doigts se perdent dans ses cheveux.
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Mar 16 Oct - 19:13

Une profonde tristesse. Voilà ce que ressentait présentement Raphaël. Voilà ce qui était en train de le ronger intérieurement. Voilà ce qu'il n'arrivait décidément pas à cacher, à contenir. Non, il ne pouvait pas. Il était trop peiné pour avoir la force de le garder pour lui. Il avait besoin de pleurer. Terriblement besoin. Alors il fondit en larmes si tôt son étreinte avec Elliot terminée, et après que celle-ci ait cherché à savoir ce qui n'allait pas. Sans doute faisait-il particulièrement pitié à cet instant précis, à pleurer comme un malheureux, comme s'il était l'être le plus attristé au monde. Le pire, c'est qu'il en avait plus qu'assez de faire preuve d'autant de faiblesse, de n'être même pas capable de contenir ses émotions, ni d'agir comme un homme et non plus comme une victime. Il ne voulait pas non plus se laisser aller à une si grande tristesse devant Elliot, parce qu'il estimait qu'elle méritait autre chose que ce genre de scènes particulièrement pathétiques. C'était souvent comme ça entre eux. En être nostalgiques et sensibles qu'ils étaient l'un comme l'autre, ils étaient malheureusement souvent amenés à se morfondre et à passer des moments peu réjouissants et témoignant du trop plein d'émotions qui les habitait. La dernière fois, Elliot avait fondu en larmes en évoquant son père. Et lors de leur toute première rencontre, ils avaient déjà été particulièrement émus. Là, c'était Raphaël qui lâchait complètement prise, se laissant piétiner avec violence par ses pénibles ressentis, par ses douleurs, par ses craintes. Et tout ça parce qu'il ne voulait pas perdre Elliot. Oui, il avait comme la désagréable impression d'être sur le point de la perdre. Et vous pensez bien qu'il n'était pas disposé à supporter une telle perte. Au sein du jeu, elle avait été la première à se montrer gentille et compréhensive à son égard. La première à le ménager. La première à vouloir le protéger. Jamais il n'oublierait qu'elle l'avait fait sourire. Jamais il n'oublierait qu'elle lui avait offert des étreintes rassurantes. Jamais il ne l'oublierait. Elle était l'une de ses plus belles rencontres ici. Elle était surtout comme un pilier à ses yeux, comme un phare en pleine nuit, comme un canot de sauvetage en plein naufrage. Sans elle, il ne saurait continuer d'avancer, ou d'essayer d'avancer. Sans elle, il ne saurait plus faire aucun effort. Sans elle, il ne saurait plus vivre. Parce qu'en entrant dans sa vie, elle était entrée dans sa tête, dans son cœur. Parce qu'elle était ce qui lui donnait envie de se battre et de ne surtout pas lâcher prise. Quand il en avait envie, il pensait à Elliot. Et il allait mieux. S'il la perdait, s'il devait faire le deuil de cette amitié qui lui apportait tant de choses, il ne s'en relèverait pas. Qu'importe que d'autres candidats soient là pour lui, il ne voulait pas la perdre elle. Il avait besoin d'Elliot, c'est tout. Comme d'air pour respirer ou de jambes pour marcher. D'où ses larmes. D'où ses suffocations. D'où son envie de s'ouvrir la cage thoracique pour écraser d'un coup de chaussure son propre cœur. Si Elliot venait à s'éloigner de lui, ce dernier en souffrirait trop. Alors autant lui épargner une longue et douloureuse souffrance, hm. Mais voilà que la jeune femme lui releva le menton, ne tardant pas à disposer ses mains au niveau des joues particulièrement humides de Raphaël, qui ne s'arrêtait plus de pleurer. Il sentit bientôt les lèvres de la jeune femme déposer un baiser sur sa joue, puis effleurer sa mâchoire. Et lui, il tâchait de se calmer. Ne serait-ce que pour ne pas lui donner une excellente raison de fuir, justement. Par ras-le-bol, beaucoup l'avaient abandonné. Il ne lui en voudrait pas de faire pareil, même s'il va de soi qu'il en serait bouleversé. Elle disait alors ne pas avoir l'intention de l'abandonner. Et ce, jamais. Divers contacts physiques suivirent alors, tandis qu'il profita d'une nouvelle étreinte, de sa présence, de son odeur, d'elle tout simplement. « C'est une promesse ? » qu'il demanda tout bas, blotti dans ses bras, terriblement vulnérable, comme s'il ne voulait plus jamais qu'elle le lâche. Elliot était à ses yeux comme un mélange de toutes les personnes qui lui manquaient terriblement à ce jour. Si c'était effectivement une promesse et qu'elle venait à la rompre, il le vivrait comme un milliard d'abandons fusionnés. Autant dire qu'il en crèverait.
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Jeu 18 Oct - 11:04

Tout se bouscule dans ma tête. Il s'effondre dans mes bras. Je me sens accablée par tant de tristesse sur son visage. Je ne peux pas supporter de le voir pleurer. C'est comme si un poignard s'est enfoncé dans mon cœur. Ma respiration est chaotique, mon palpitant ne cesse de s'emballer au fur et à mesure que je m'approche de lui. Je le réconforte comme je le peux à coups de caresses et des baisers interminables. A l'intérieur, luttent des sentiments contradictoires. Une bataille sans fin entre mon cœur et ma raison est en train de se livrer. C'est le chaos. Je suis envahie par trop d'émotions que mon cœur ne peut plus contenir ce trop plein d'affection que je lui porte. Mes étreintes sont de plus en plus tactiles. Au début, je n'osais pas le prendre dans mes bras. De lui prendre la main. J'avais peur de ce que je ressentirai à chaque fois que je le tiendrai contre moi. Voilà que je mets à douter. De douter de tout. De moi, de mes réels sentiments à son égard. Il représente ce que j'ai de plus précieux. Je chéris le lien que nous partageons, notre complicité, nos ressemblances. Il est mon point faible, mon talon d'Achille. Je ne peux rien lui refuser, je ne peux pas l'abandonner derrière moi. Cela me serait trop douloureux. Comme si on venait à m'arracher une partie de moi, un bout de mon cœur. Je m'affaiblis quand il est dans le coin en lui dévoilant ma vulnérabilité. Il tire sur une corde sensible. Je baisse trop facilement ma garde. Ma raison s'est tue, faisant place au trouble qui m'envahit de plus en plus. Je crois que je suis beaucoup plus attachée à lui que je ne le pensais. Je le tiens fermement contre moi pour l'empêcher de s'écrouler. Je ne l'abandonnerai jamais. Je ne peux m'y résoudre. Rien que d'y penser cela me brise le cœur. Je parviens à le calmer un peu avec mes élancements excessifs qui sont la preuve de l'immense affection que je lui porte. - C'est une promesse ? Mon souffle est haletant. J'hésite, car je sais que je finirai par le blesser d'une manière ou d'une autre. Il n'a pas besoin d'un nouveau malheur dans sa vie. Cependant, une partie de moi continue à espérer que je prendrai une plus grande place dans sa vie. - Je te promets. Mon visage est près du sien. Je le dévisage pendant un long moment, puis mes lèvres viennent se plaquer violemment contre les siennes. Une de mes mains s'agrippe à sa nuque tandis que je pose l'autre sur sa joue humide. Je l'embrasse avec ferveur, lui offrant un baiser des plus ardents. Mes doigts s'infiltrent peu à peu dans ses cheveux. Ma langue caresse la sienne. Mon palpitant est sur le point d'éclater quand je prends conscience de ce qui est en train de se passer. Je m'écarte de lui brutalement. - Je suis désolée. Je n'aurais pas du. Horrifiée, je me recule de deux pas pour me calmer. Couverte de honte, je n'ose plus le regarder. Je baisse la tête et tente de trouver une explication à mon geste. Mais rien ne me vient. Je suis bouleversée. Je pense à Arès tout d'un coup. Mon cœur se déchire alors. J'ai le souffle coupé. Je lui tourne le dos et caresse mes lèvres encore chaudes. C'était une erreur, un moment égarement qui ne se reproduira jamais. Je souhaite disparaître à cet instant.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Jeu 18 Oct - 12:24

Sa peine avait créé un état de panique imprévu. Ses craintes s'étaient manifestées à travers maintes larmes, maintes tremblements, et il ne parvenait plus à retrouver un état normal. Il avait si peur. Si peur de tout. Si peu de perdre Elliot. Si peur de devoir apprendre à vivre sans elle. Si peur de régresser. Si peur que tout ce qu'il avait essayé d'améliorer chez lui soit bien vain. Si peur que tout s'annule. Si peur que cette perte gâche l'ensemble de sa guérison. S'il venait véritablement à la perdre, si Elliot sortait véritablement de sa vie, il savait pertinemment qu'il ne s'en remettrait pas. Il sombrerait dans un état dépressif, mélancolique, psychotique. Il perdrait la raison. Il abandonnerait tout. Il lâcherait prise. Et tout ça pour elle. Tout ça parce qu'il s'était attaché à elle. Tout ça parce qu'il s'était en fait beaucoup trop attaché à elle, hm. Son affection pour Elliot avait pris des proportions dangereuses, pouvant s'avérer par la suite destructrice. A l'apprécier autant, il se mettait en danger. Désormais, il ne supporterait plus de vivre sans elle. Désormais, il avait besoin d'elle à chaque instant. Et il en venait à maudire injustement celui qui avait la chance de l'avoir perpétuellement près de lui. Celui qui pouvait l'enlacer continuellement, celui qui pouvait l'embrasser perpétuellement, celui qui pouvait profiter de sa présence délicieusement. Arès était chanceux. Peut être trop chanceux pour s'en rendre compte. Et Raphaël en venait par moments à la détester. Quand il le voyait si proche d'Elliot. Quand il s'imaginait à sa place, l'espace de quelques instants, et que la réalité lui revenait brutalement en pleine figure. Oui, Raphaël était jaloux. Pas dans le sens le plus commun du terme, mais il était jaloux. Lui aussi, il aimerait vivre ce genre de choses. Lui aussi il aimerait être aussi bien avec quelqu'un. Et lui aussi, il aimerait savourer en continu la présence d'Elliot. Pas seulement se contenter de la voir durant un prime, dans la cuisine, en se levant, ou dans un cimetière. Pas seulement à certaines occasions. Non, il voulait la voir tout le temps, la côtoyer en permanence. Il ne voulait pas la perdre, et pire, il voulait profiter davantage de sa présence. Sans doute en espérait-il trop. Sans doute en attendait-il trop. Sans doute allait-il être profondément déçu. Il avait heureusement l'habitude. Et à cet instant précis, alors qu'elle le tenait tout contre lui, il se détestait d'espérer qu'elle ne le lâcherait jamais, qu'elle l'étreindrait infiniment, qu'elle resterait avec lui pour toujours. Parce que c'était ce qu'il voulait au fond, qu'elle reste avec lui pour toujours. Égoïstement, il voulait l'exclusivité de cette présence si agréable, si rassurante. Comme si le reste du monde pouvait disparaitre sans qu'il ne s'y intéresse. Comme si la seule et unique chose qui importait réellement était qu'il soit seul avec elle. Pour toujours. Elliot disait alors qu'elle ne l'abandonnerait pas. Vraiment ? Le promettait-elle, alors ? En était-elle capable ? Capable de le lui promettre, de le lui assurer ... Il en doutait. Pourtant, elle le lui promit. Disait-elle cela pour le rassurer ? Sans doute. Disait-elle cela pour qu'il cesse de paniquer, de pleurer à chaudes larmes ? Assurément. Mais l'entendre promettre qu'elle ne l'abandonnerait jamais était rassurant. Pleinement rassurant. Peut être avait-elle menti. Peut être en viendrait-elle à briser cette promesse. Mais Raphaël n'avait présentement pas la moindre envie de l'envisager. Il retenait simplement cette promesse. Et il savourait cette proximité qu'il partageait à cet instant avec la jeune femme. Pourquoi fallait-il qu'elle soit si belle ? Pourquoi fallait-il qu'elle lui apparaisse comme une sorte d'âme sœur ? Et pourquoi fallait-il que leurs visages soient si proches ? Tellement proches qu'il pouvait en sentir le souffle de la jeune femme s'échouer contre ses lèvres. Des lèvres qu'Elliot captura bientôt brusquement, mais délicieusement. Un baiser surprenant, tout à fait imprévu, tout à fait bouleversant. Leurs souffles se partagèrent, leurs langues se rencontrèrent, et la seule chose à laquelle le brun pensait à cet instant, c'était à prolonger ce baiser. Il sentit les mains de sa camarade, tantôt dans sa nuque, tantôt sur sa joue, tantôt dans ses cheveux. Et puis brusquement, le baiser prit fin. Aussi subitement qu'il avait débuté, lui laissant un goût frustrant, mais un goût savoureux. Elle s'excusait, prétendant qu'elle n'aurait pas du. Et lorsqu'il tenta de lire une explication dans son regard, elle le laissa d'autant plus frustré en lui tournant le dos. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait rien. Il avait tellement apprécié ce baiser. Mais il savait pertinemment qu'il n'aurait pas du. C'était mal. Tellement mal. Et il s'en voulait plus qu'il n'en voulait à Elliot. Par respect pour Arès, mais aussi par respect pour elle, il aurait du la repousser. Mais il n'avait pas pu. Et alors qu'il aurait pu s'enfuir, ou chercher à obtenir une explication, voilà qu'il saisit délicatement sa main pour inciter Elliot à lui faire face à nouveau. Il plaça ses mains dans son dos, approcha son visage du sien, embrassant la comissure de ses lèvres avec gourmandise, puis sa mâchoire, puis son cou. Sa respiration s’accéléra au rythme des baisers qu'il déposa sur sa peau. Se reculant légèrement, il vint effleurer ses lèvres à l'aide des siennes. Et puis il y eut un sourire. Un sourire innocent. Un sourire affectueux. Un sourire probablement niais au possible mais qu'il avait eu besoin de lui adresser. Il regagna ses lèvres avec douceur, mais surtout avec envie. Le visage d'Arès lui apparut en mémoire. Il se stoppa à son tour, mais ne recula pas. Il l'observa. Il tentait de comprendre ce qui leur arrivait. Saurait-elle le lui expliquer ? Probablement pas. Il supposait logiquement qu'elle était aussi perdue que lui. Alors il finit par la serrer de nouveau contre lui. Comme si cette étreinte subitement chaste, subitement amicale, allait tout effacer. Comme si l'on ne pourrait en rien les blâmer. Sans doute espérait-il que cela resterait entre eux. Comme un secret.
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Dim 21 Oct - 2:04

Il représente tout ce que j'ai de plus cher. Il ne doit jamais douter de toute l'affection que je lui porte. Parfois, je viens à douter de la nature profonde de mes sentiments pour lui. Ce n'est pas possible d'apprécier autant une personne. Et surtout, au point de ne la vouloir que pour soi. J'avoue éprouver une certaine jalousie quand il est avec d'autres personnes. Une telle possessivité ne devrait pas exister. J'ai besoin qu'il s'accroche à moi pour me sentir indispensable à ses yeux. Pour qu'il n'ait yeux que pour moi. C'est atrocement égoïste, je l'accorde. Des pensées mauvaises qui me poussent à agir de façon impulsive et totalement irraisonnée. Ce baiser n'aurait pas du se produire. J'ai cessé de réfléchir à la minute où nos lèvres se sont effleurées, où nos souffles se sont entremêlés. Et pourtant, je ne regrette pas ce baiser. Je ne regrette vraiment rien. Vis-à-vis à Arès, ça me fait mal car j'ai l'impression de l'avoir trahi. Je le fais sans arrière-pensées. Un geste qui se voulait rassurant et affectueux. Chaste et charnel à la fois. La réalité me frappe de plein fouet. J'ai perdu le contrôle des sentiments que j'ai enfouis délibérément pour l'épargner. Pour le protéger de mon inconstance, de mes penchants versatiles. Je ne voulais pas le mêler dans les miasmes de ma vie complétement décousue par l'errance, par les multiples relations sans lendemain que j'ai collectionné avec le temps. Je ne veux pas lui enlever cette pureté qui émane de lui. Cette innocence qui me trouble, qui m'attire car je retrouve la mienne à travers lui. Il incarne la pièce manquante dans ma vie, rendant mes journées plus gaies et mes nuits plus agréables. Je m'endors en ayant toujours une petite pensée pour lui. En fermant les yeux, je le revois me sourire. Un sourire tellement attendrissant que j'en rougis encore. Sa présence m'est vitale, m'est essentielle. Ce que je ressens, c'est au-delà d'une amitié banale. Ou d'une simple relation homme-femme. C'est plus que cela. C'est tellement fort entre nous que cela en devient étouffant à des moments. Je le surprotège peut-être trop, je suis trop envahissante également. Ce que je souhaite au fond, c'est d'avoir une place dans son cœur. Même la plus infime, je m'en fiche. Tout ce que je veux, c'est qu'il soit heureux. Je ne veux que son bonheur. Rien de plus. Pourtant, ce baiser remet tout en cause et fait remonter à la surface des sentiments que je croyais avoir refouler pour le bien du suisse. Des sentiments qui n'auraient jamais du voir le jour. Je le lâche un peu trop brusquement. De violentes émotions viennent me submerger. Elles sont incontrôlables. Je m'éloigne de Raphaël pour ne pas avoir affaire à son regard inquisiteur. Il prends ma main dans la sienne pour l'attirer à lui. Nous échangeons un deuxième baiser. Un baiser doux auquel je m'empresse de prolonger. Ses lèvres viennent caresser ma mâchoire, puis mon cou. Je ferme les yeux et un soupir de plaisir s'échappe de ma bouche. Il se détache un peu de moi, ses lèvres continuant à effleurer les miennes. J'ouvre les paupières et je vois un sourire s'esquisser sur sa bouche. Un des plus beaux sourires qu'il m'ait offert jusqu'ici. Mon regard s'illumine, oubliant que nous étions épié et observé par les caméras. Il déposa un autre baiser. Cette soudaine assurance de la part du jeune homme me déstabilise un peu, mais m'attire également. Il m'observe en silence, attendant que je parle. Que je lui dise quelque chose. Sauf que je ne sais pas ce qui est en train de passer entre nous. A la place, mes lèvres goutent sa mâchoire, puis s'attardent sur ses lèvres encore humides. Mon corps frissonne à chaque baiser, à chaque effleurement. Que c'en est trop. Je repense à Arès. Cela me fait l'effet d'une douche froide, me ramenant à la dure réalité. Non, il ne faut pas je me répète inlassablement dans ma tête. Mes pensées se bousculent. Mes membres tremblent. Je ne sais pas ce qui m'arrive. Je colle mon front contre celui du candidat. Je lui murmure des choses que seul lui et moi pouvons entendre. - Je ne veux pas te faire souffrir. Je tiens trop à toi pour t'infliger des souffrances inutiles. Mais sache que je serai toujours là pour toi. Tu ne dois jamais douter de toute l'affection que je te porte. Mes mains viennent épouser les contours de son visage. Je caresse ses cheveux, j'enfouis mon visage dans cou et susurre : - Tu me feras toujours partie de moi. Je le serre contre moi dans une ultime étreinte. Il faut qu'il me pardonne. Je suis bien trop lâche, bien trop fière pour avouer que ses baisers m'ont plu, m'ont touché. En faisant cela, je le protège de toute déception. Il ne doit rien attendre de moi. Cela ne ferait que de le blesser encore plus. Je ne veux pas qu'il souffre à cause de moi.
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Raphaël
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MessageSujet: Re: You hunted me down like a wolf, a predator ▷ 16/10 | 20h45   Dim 21 Oct - 6:10

Tout devenait incontrôlable. Délicieusement incontrôlable. Il avait Elliot tout près de lui, avait pu goûter à ses lèvres, sentir ses mains se poser sur lui, et il avait été égoïste au point d'en oublier Arès et cette relation toute particulière qu'il semblait avoir avec la jeune femme, au point de souhaiter que cet échange dure éternellement, qu'ils ne soient plus que tous les deux, et ce, à jamais. Mais il est vrai que la réalité leur était revenue à l'esprit assez rapidement. Une réalité blessante, car elle leur avait assurément fait prendre conscience de l'absurdité d'une telle situation. Pour autant, Raphaël avait préféré ignorer le sentiment de culpabilité qui avait commencé à naitre en lui, après qu'il ait prolongé le baiser de sa camarade. Il avait préféré l'attirer contre lui et reprendre cet échange qu'elle venait d'interrompre, en redevenait profondément égoïste, en ne pensant qu'à lui, qu'à elle, qu'à eux. Parce qu'il n'y avait qu'eux. A cet instant précis, au milieu de ce cimetière, il n'y avait qu'eux. Pas d'Arès. Pas de Lulu. Personne pour les dissuader de profiter de l'instant présent. Personne pour leur donner mauvaise conscience. Pas durant les quelques instants que dura le prolongement de ce moment. Parce que naturellement, et c'est bien connu, toutes les bonnes choses ont une fin, et les meilleures en connaissent généralement une des plus désolantes. Et ici, Raphaël allait avoir de quoi déchanter, puisqu'en plus de lui donner l'air de regretter partiellement ce qu'il venait de se produire - comment pourrait-il en être autrement, de toute façon ? il n'était que Raphaël, être solitaire et insignifiant qu'on embrassait soit lors d'une leçon, soit par pitié - voilà que sa camarade commençait à se lancer dans des paroles qui ne manquèrent évidemment pas de l'apeurer. Elle ne voulait donc pas le faire souffrir. Malheureusement, elle était bien partie pour. Car s'il avait aimé le baiser initial et prolongé celui-ci, au point de donner lieu à d'autres échanges du genre, il va de soi qu'il ne pouvait présentement s'empêcher de penser que la situation le ferait terriblement souffrir à l'avenir. Il repensait à Arès, à la conversation qu'il avait eu avec ce dernier, la veille. Le jeune homme lui avait fait comprendre qu'il n'avait pas intérêt à se mettre entre eux. Et lui, que faisait-il ? Il se laissait embrasser et l'embrassait en retour. Autant dire qu'il allait en chier, soit parce qu'Arès lui ferait une misère monstre s'il venait à l'apprendre, soit parce que sa conscience le rongerait d'une atroce manière. Et alors que sa camarade avait collé son front au sien, puisqu'elle lui avait adressé ce flot de paroles aussi effrayantes qu'attristantes, il se sentait faiblir progressivement. Allait-il pleurer ? C'était probable. Parce qu'à l'entendre, rien ne serait plus jamais comment. Comme si ce qu'ils venaient de partager lui avait fait peur. Comme si cela lui avait donné envie de s'enfuir, de le fuir plutôt. Comme si elle allait revenir sur la promesse qu'elle venait de lui faire, le fait qu'elle ne l'abandonnerait jamais. Il la laissa parler et resta silencieux. Il se sentait envahi par une mélancolie assez désagréable, comme s'il sentait que tout cela n'annonçait rien de bon. Sa camarade encercla son visage de ses deux mains, caressa ses cheveux et l'enlaça. Elle disait qu'il ferait toujours partie d'elle, après lui avoir dit qu'elle serait toujours là pour lui et qu'il ne fallait pas qu'il doute de son affection. En quelques sortes, cela ressemblait à un adieu. Allait-elle progressivement s'éloigner et le couver à distance, pensant que ce serait préférable pour sa relation avec Arès ? C'est ce qu'il redoutait. Mais il avait dit au jeune homme, justement, que s'il sentait que la jeune femme ne voulait plus être aussi proche de lui, il se retirerait de lui même. Et là, il commençait justement à avoir cette impression. Une impression douloureuse. On ne peut plus douloureuse. « J'ai compris » lâcha-t-il alors, avant de se défaire de son étreinte, ayant bien du mal à la regarder dans les yeux. « Que tu m'as embrassé par pitié, que tu ne sais pas comment me dire que tu veux t'éloigner et rompre ta promesse ... » Il se pinça la lèvre, laissant l'occasion à quelques larmes de couler le long de ses joues. Tout était relativement raisonnable. Il attendrait d'être seul pour s'effondrer. « J'ai compris » répéta-t-il, en croisant son regard, avant de fermer les yeux un court instant. Elle aurait du être honnête. Elle aurait du lui expliquer les choses plus clairement. Car il avait été forcé de les comprendre lui même. Ça n'était pas juste. Du coup, il ne voulait pas rester près d'elle. Il rouvrit les yeux, mais fuit instantanément son regard, lui tournant le dos avant de s'éclipser. Sur la route qui le ramena à l'auberge, il pleura à chaudes larmes. Il ne voulait plus passer pour celui qui s'immisçait dans la vie amoureuse d'Elliot. Il la laisserait tranquille avec son Arès. Ce dernier en serait probablement infiniment satisfait. Raphaël, lui, souffrirait de son coté, sans plus les importuner. Tout cela n'était pas sain. Ni pour lui, ni pour eux. Et il n'avait pas le droit d'imposer cela à qui que ce soit. Et puis, il lui fallait réexaminer les choses. Il n'avait pas mauvaise conscience qu'en pensant à Arès. Lui aussi était perdu.

Sujet terminé pour Raphaël.

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