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 joël robuchon - 25/01 - midi

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Syssoï
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MessageSujet: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyLun 23 Jan - 21:40

MADELEINE

J'ai appris à me débrouiller seul. C'est ce à quoi on est obligé lorsqu'on préfère la solitude à la foule. Alors, tandis que les autres candidats masculins s'en vont quémander un peu d'aide auprès de la gente féminine, ou se sustente d'un paquet de chips, moi j'opère seul en cuisine. Je les entends se plaindre du matin au soir qu'il n'y a pas suffisamment à manger dans cette émission, mais selon moi, il y a de quoi se faire vraiment plaisir, enfin quand on sait se servir d'autre chose que du micro-onde. Une courgette à la main, je m'empare d'un de ces longs couteau de cuisinier. Une fille - je ne sais plus laquelle - qui s'apprêtait à rentrer, suspend son geste, écarquille les yeux, et s'échappe en hurlant. Je jette un coup d'oeil surprit au couteau, hausse les épaules, puis entreprend, avec dextérité, de réduire ce légume à l'état de rondelles parfaitement symétriques. J'en fais de même avec les carottes, les pommes de terre, quelques tomates et une aubergine, puis je verse le tout dans la poêle fumante. Ca crépite, ça chante, j'aime ce bruit. Je profite du temps de la cuisson pour nettoyer la vaisselle sale, ça aussi c'est un truc qu'on apprend tôt quand on n'aime pas dépendre des autres. Je suis entrain d'essuyer le grand couteau lorsqu'une autre fille passe. Elle aussi s'immobilise, les yeux fixés sur l'outil. Elle décide, finalement, de ne pas me rejoindre dans la cuisine, et rebrousse chemin, à reculons, sans me quitter des yeux. C'est quoi leur problème ? Je me sers une assiette, et profite du calme dont la peur qu'ils ont de moi me fait bénéficier. Le soir on mange généralement tous ensemble, mais le midi c'est différent, chacun va à son rythme. J'ai préparé une assiette pour Gabrielle, mais elle est à la piscine. J'essaye de m'intéresser à elle, j'essaye de faire des efforts. Peut être que je devrais aller la rejoindre, lui apporter à manger au bord de la piscine ? Ca se fait ? J'ai les deux assiettes en main quand une blonde fait son apparition. Je m'attends à la voir hurler et s'enfuir, mais elle n'en fait rien. Elle reste à m'observer avec mes deux assiettes en suspension. Je me souviens d'elle. C'est celle qui m'a prit pour le barman le soir du prime, celle que j'ai méchamment envoyé chier... J'aurais peut être pas du. «T’as faim ?» je lui demande en tendant une assiette. C'est ma façon d'effacer la première impression qu'elle a eu de moi. Mais mon ton reste âcre, mon timbre sonne dur, mes sourcils sont froncés. Je suis pas doux, tout mon corps laisse transparaitre se message.
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyMar 24 Jan - 0:04

Je n'ai pas dormi cette nuit et les cernes qui cerclent mes yeux témoignent de la fatigue qui m'accable aujourd'hui. Je trébuche dans les marches de l'escalier, j'oublie de lever la lunette des toilettes, j'erre comme un zombie dans la maison sans trop savoir où aller ni que faire. Je n'ai pas le courage d'aller dormir, je sais qu'il serait préférable de filer sous la couette et d'y sombrer toute la journée, peut-être même serait-ce une solution vu la nuit que j'ai passé. Mais j'ai peur de manquer un évènement important du nid, quelque chose de crucial qui me ferait regretter cette sieste incongrue. J'ai envie d'être le témoin de quelque chose d'exceptionnel, qui marquerait ma place parmi les candidats de fake lover, hors de cette image de satellite qui commence à se resserrer autour de moi. Midi n'est pas l'heure propice à un accident. Mon ventre me conduit vers la cuisine, je n'ai pas particulièrement faim mais je ressens le besoin de manger, de tenir quelque chose de consistant en bouche qui ne goûterait pas l'ongle ou la peau du pouce que je ne cesse de ronger depuis que je suis sortie du SPA. Sans trop prêter attention au jeune homme qui a déjà investi les lieux, je me dirige sans un mot vers le frigo où j'espère pouvoir trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Rien ne me parait en mesure de me satisfaire, je referme la porte et tombe nez à nez (à quelques mètres près) avec Syssoï qui me toise de cet air sévère dont il ne se détache visiblement jamais. J'observe ses sourcils froncés, j'imagine qu'il a du avoir dans une autre vie un sourire magnifique. Je ne suis pas d'humeur à me prendre la tête avec lui, à chercher une quelconque sympathie dans le personnage qu'il est à présent. Échange silencieux du regard, il me demande si j'ai faim, l'attention ne me m'effleure qu'à peine mais je note l'effort qu'il a déployé pour me parler. J'hausse les épaules et m'avance vers lui d'un pas ou deux, mes doigts libérant la masse de cheveux de leur élastique. « Je n'ai pas spécialement faim, mais j'accepte de manger seulement si tu te joins à moi. » Je lui souris et me saisis d'une assiette au hasard, espérant naïvement que celle-ci ne soit pas empoisonnée et que par un jeu du sort et une stratégie particulièrement sournoise, il ait réussi à me faire choisir celle-ci plutôt que l'autre. Je m'installe derrière le comptoir sur le tabouret haut, croisant mes jambes nues l'une sur l'autre. « Tu sais Syssoï, ce n'est pas avec une fille comme moi que tu devras t'encombrer de paroles. Je n'aime pas parler, je ne suis pas une fille qui parle, qui questionne ou qui blague. Je préfère les échanges qui se passent de mots, et j'ai renoncé à l'idée de faire plus ample connaissance avec toi. » Je plante ma fourchette à l'aveuglette dans mon assiette, les yeux plantés sur le plan de travail, l'expression livide et fade. Silence. Je lève mes yeux pâles vers les siens. « Tu peux t’asseoir tu sais, le cliché veut que les blondes soient des croqueuses d'hommes mais je ne te mangerai pas... »
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Syssoï
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyMar 24 Jan - 0:50

Elle s’est emparée d’une des assiettes, et l’observe avec suspicion... Ok, Pause, Stop ! C’est quoi leur problème à tous ? Ils ont tous un secret commun du style «J’ai été témoins d’un crime, maintenant ma vie est en danger», ou bien j’ai un néon clignotant au dessus de la gueule indiquant «Attention, ceci est un dangereux psychopathe» ? C’est pas que ça me vexe, mais... Je pioche un légume croquant dans son assiette, et le porte à mes lèvres, puis lui jette un regard qui veut dire «Voilà. Rassurée ?». Visiblement oui, puisqu’elle s’empresse de piquer sa fourchette dans le plat. Moi je recule, la promiscuité c’est pas mon truc, tant que je peux m’en passer, je m’en passe. Elle a insisté pour que je me joigne à elle, mais ça ne signifie pas pour autant que je vais m’installer sur ses genoux et lui manger dans la paume. Si elle souhaite m’apprivoiser, elle va devoir opter pour une nouvelle occupation, moins dangereuse et moins vaine. Je me hisse, d’un bond souple, sur le plan de travail, et je plante, à mon tour, ma fourchette dans mon assiette. J’apprécie le silence jusqu’à ce qu’elle le brise, jugeant opportun de me rassurer quant au fait qu’elle n’est pas comme les autres, que je n’aurais pas à m’encombrer de bavardages avec elle sous prétexte qu’elle aime le silence et déteste parler. J’hausse un sourcil, l’observant derrière mon assiette. Je la laisse poursuivre. Et elle continue. Les échanges se passent de mots, dit-elle, je réprime un ricanement. Elle a renoncé à faire plus amples connaissances avec moi, grand bien lui fasse, mais le but du jeu n’est-il pas, justement, d’apprendre à connaître suffisamment l’autre pour être en mesure de le délester de son secret ? Elle se tait. Je respire. Mais finalement, elle aussi, et embraye sur le sujet des blondes. Oui, elle est blonde, mais elle n’est pas une croqueuse d’homme, prétend-elle, elle ne va pas me manger. Ha bon ? Cherche-t-elle à me rassurer, moi le type avec le néon clignotant au-dessus de la tête ? Je continue de manger, l’observant toujours entre amusement et étonnement. Elle s’arrête. Va t’elle reprendre sa respiration et enchainer à nouveau ? Je ne prends pas le risque. «Pour quelqu’un qui n’aime pas parler, je trouve que tu parles beaucoup.» j’annonce, d’une voix neutre. «Si tu veux être crédible, essaye de te taire, je t’assure que ça peut marcher.» Je souris, franchement. Oui, elle m’amuse, et c’est suffisamment rare pour être notifié. Je reste installé sur mon plan de travail, peu importe ce qu’elle imagine, je n’ai pas peur d’elle, je n’ai juste pas envie de manger à ses côtés, ça m’empêcherait de l’observer entre deux bouchées. Je laisse le silence se réinstaller, il ne me fait pas peur, et j’attends de voir combien de temps elle peut tenir sans parler. Pas longtemps, j’imagine. Mais je peux me tromper.
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyMar 24 Jan - 2:19

Mon cerveau endormi, accaparé par toutes sortes de pensées ne tenant par leur place dans le nid, me donne l'impression de flotter loin, très loin de la cuisine où je discute avec Syssoï. Je ne me rend pas compte de la stupidité de mes propos, ou du moins du caractère illogique de ce que j'avance. Je me perds dans un débit de paroles que je ne contrôle pas et qui contraste avec les déclarations que j'y fais dans un paradoxe sur lequel le jeune homme s'est empressé de pointer le doigt. Levant les yeux vers lui qui se trouve perché à quelques centimètres au dessus de moi, je m'apprête à répliquer et me ravise, de un parce que j'ai la bouche pleine, aussi parce que je ne ferais que m'enfoncer dans mon propre piège. Je me contente de lui rendre son sourire, parce que c'est le premier qu'il m'adresse de toute l'aventure et que je ne peux que lui en être reconnaissante de tenter de se montrer agréable avec moi ce matin. Il pourrait tout aussi bien se braquer face à mes propos et m'envoyer faire la silencieuse ailleurs, et pourtant il n'en est rien. Nous mangeons l'un à côté de l'autre, on se tolère mutuellement et seul le cliquetis des fourchettes contre la porcelaine de l'assiette maintient la pièce en vie, je l'observe d'un œil amusé sans ciller un seul instant. Est-ce réellement nécessaire de briser ce moment qui m'apparait comme privilégier pour le questionner un peu plus sur ce qu'il est "vraiment"? J'en suis horriblement tentée, pas seulement pour découvrir son secret comme cela me motiverait chez un quelconque autre candidat, mais aussi pour gratter du bout de l'ongle la carapace dans laquelle il parait muré. De l'ongle parce que je n'ai pas la prétention de prétendre ni même d'espérer secrètement que je pourrais obtenir plus qu'un bride d'informations sur son quotidien. Je me contiens, prend une inspiration, bloque, expire, avale une courgette qui manque de m'achever. Je craque, je suis pathétiquement faible. « Ceci étant dit, tu sembles de bonne humeur aujourd'hui alors pourquoi ne pas discuter un peu? Tu as très bien compris que je ne pourrais pas m'en empêcher, surtout si tu continue à me regarder comme ça. Prend-le comme tu veux, tu devrais te sentir flatté mais tu peux aussi me balancer ta courgette à la figure en signe de protestation. »
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Syssoï
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyMar 24 Jan - 13:37

Je continue de l’observer par-delà mon assiette. Elle a quelque chose de mignon, d’enfantin, de fragile dans sa façon d’être. Je ne sais pas si c’est sa vraie nature, ou simplement une mise-en-scène visant à la faire passer pour plus vulnérable qu’elle ne l’est en réalité. C’est le jeu, il faut s’attendre à quelques déceptions lorsqu’on découvrira la véritable personnalité de certains candidats. Un jeu de dupe, sans cesse. Se faire remarquer, mais pas trop, être souriant de 7H à 1h du matin, ensuite c’est la pause CSA, montrer le plus de chair possible, mais pas trop pour pas faire pute, et courber le dos, rompre le cou, se soumettre en papillonnant des paupières pour que les autres candidats vous considèrent comme quantité négligeable, et ne se méfient pas. Tout n’est que stratégie depuis la première seconde, peut être même avant. Ils ont été nourrit de télé réalité dès le lait maternel, ils en connaissent tous les rouages, tous les codes, tous les cheat mode. Peut être fait-elle partie de ceux-là, peut être que son regard par en-dessous de ses longs cils flottant à l’orée de ses iris n’est que poudre aux yeux, un peu d’artifice pour endormir la bête ? Je n’en sais rien. J’ai appris à me méfier des autres, c’est une des premières choses que l’on apprend lorsqu’on ne sait pas mentir. Et je ne sais absolument pas mentir. C’est peut être aussi pour ça que je ne parle pas. Elle c’est quoi son excuse ? Je la vois s’agiter discrètement sur son siège, se mordre la lèvre chaque fois qu’elle n’est pas occupée à manger. Elle résiste, elle est au supplice, et je savoure sa torture avec sadisme. Je souris, conscient qu’elle ne va pas tarder à craquer. J’aimerais la chronométrer, mais j’ai pas de montre. Elle respire plus fort, frappe sa fourchette plus fort, mâche plus fort et mastique plus longtemps. Elle s’occupe la bouche. Et puis elle craque. Mais c’est fait avec un tel aplomb que je ne peux empêcher mon sourire de s’élargir. « Ceci étant dit… » Comme si je n’étais jamais intervenu pour la faire taire, comme si je ne l’avais pas défié de le faire, comme si elle ne faisait que poursuivre une conversation où j’aurais un rôle quel qu’il soit. Elle veut qu’on discute. Qu’est-ce qu’elle n’a pas compris dans « j’aime pas parler, encore moins de moi » ? Mais elle a une méthode bien particulière pour justifier son exigence. Visiblement c’est de ma faute, ou plutôt de la faute à ma façon de la regarder. « Je te regarde comment ? » Je demande en fronçant les sourcils. Peut être, finalement, que je lui fais peur à elle aussi. « Ta mère ne t’a jamais appris qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture ? » Je grogne d’un ton neutre en piquant cette courgette qu’elle m’a autorisé à lui lancer au visage. C’est sacré la bouffe, diantre !
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyMer 25 Jan - 23:38

Une chose me rassure au moins, Syssoï m'a l'air de s'amuser de mon comportement plus qu'il ne s'agace. Je suis partagée entre l'envie de baisser les yeux et de rougir, ou au contraire de tenir tête au rictus narquois qu'il affiche d'un air triomphant. Je choisis de soutenir l'échange de nos regards alors qu'il fronce les sourcils face à mon accusation, me demandant de quoi je peux bien parler. Mon menton appuyé contre la paume de ma main, je le fixe en silence, un large sourire enfantin plaqué sur les lèvres. Je garde le silence un instant et le pointe du doigt de cette même main tout en me redressant sur mon assise. « Ce même regard que tu viens de me lancer à l'instant, celui-ci. » Je me lève finalement de mon tabouret et m'approche de lui, de façon à me mettre à sa hauteur. J'approche ma paume près de son visage, je le sens réticent, peut-être ne va-t-il pas accepter un geste aussi familier mais celui-ci découle d'un pur élan spontané. Tant pis pour les représailles, je me contenterais de vouter le dos et de m'excuser platement si jamais il réplique en me grondant. Je dépose ainsi la pulpe de mon index entre ses deux yeux bleus, au sommet de l'arête de son nez que j'ai longé avant de lui sourire de nouveau, innocemment. Ses traits se tendent. « Tu as le front marqué, tu ne t'arrêtes donc jamais de froncer les sourcils? » Je lui demande d'une voix douce avant de retirer ma main, mes iris accrochées aux siennes. Je finis par baisser la tête et me retourne pour m'éloigner vers un placard, celui où d'après mes souvenirs sont rangés les verres. J'en sors un sans me retourner pour juger sa réaction, me contentant de remplir mon verre d'eau en silence avant de revenir vers lui. « Ma mère m'a appris énormément de choses, ne pas parler aux inconnus entre autre. Est-ce que je devrais te considérer comme tel, sachant que je ne connais que ton prénom et la couleur de ton pyjama? » Je lui demande tout en piochant dans son assiette sans crier gare.
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyJeu 26 Jan - 1:26

Elle me regarde, elle ne cesse de me regarder. Elle n’a pas répondu à ma question, mais continue de soutenir mon regard. Je cherche quelque chose dans le sien, peut être la réponse, justement. Je ne savais pas que j’avais une façon particulière d’observer les gens. Je fronce les sourcils un moment devant l’intensité qu’elle met pour m’observer, puis relâche la pression. C’est à ce moment-là qu’elle me pointe du doigt pour me signifier que là, c’est justement le regard dont elle parle. Sauf que ça ne m’éclaire pas plus, et que je n’ai toujours aucune idée du regard que je viens de lui lancer. Mes sourcils se froncent automatiquement, tandis que j’hésite à m’emparer du gros couteau pour observer mon reflet dans la lame, sait-on jamais, j’y trouverais peut être ma réponse. Mais elle tue dans l’oeuf toute tentative de mouvement, en quittant son siège pour se lever, et se diriger dans ma direction. Je me fige immédiatement, sur la défensive, pas vraiment emballé par l’idée qu’elle s’approche de moi. J’ai toujours du mal avec les gens qui s’approchent de moi, parce qu’en toute logique, les gens devraient me fuir, pas m’approcher. Pourtant, elle le fait quand même, sans une once d’hésitation, comme si elle ne nourrissait aucune crainte. Mon visage se ferme, mes pupilles s’élargissent, mon regard s’assombrit, autant de signes que je connais par coeur et qui m’incite à la fuite. Sauf que je ne peux fuir sans me rapprocher d’elle, ce que je ne souhaite pas, puisqu’elle se situe entre la porte de sortie et moi. De toute manière, en quelques secondes, elle est presque entre mes jambes, et je me demande sincèrement ce qu’est le problème de cette fille. Elle n’a pas d’instinct de survie ? Elle lève une main. J’espère presque que c’est pour me gifler. J’ai un mouvement de recul tandis qu’elle pose son index sur mon nez, comme une enfant. Je louche légèrement, puis reporte mon attention sur elle alors qu’elle suit du regard ce doigt qu’elle fait remonter jusqu’au pli entre mes sourcils. Qu’est-ce qu’elle cherche à prouver ? Qu’elle n’a pas conscience du danger ? Ou bien qu’elle n’en a pas peur ? Personne ne lui a expliqué la différence entre un animal domestique et un animal sauvage ? Elle immobilise son doigt. J’ai cessé de respirer. Elle me pose une question, mais je ne l’écoute pas, je suis focaliser sur la tension dans mes muscles, une tension que je tente de contrôler pour ne pas lui faire de mal sans le vouloir. Un mouvement brusque et les conséquences peuvent être désastreuse. Elle s’éloigne, me tourne le dos, creuse la distance, mais la tension dans mon corps met encore un moment avant de se relâcher. Cette fille, de part sa naïveté, est dangereuse. Il ne faut pas qu’elle réitère ce genre d’action. Je pourrais me contenter de le lui dire, mais ça ne suffirait pas. Il faut que je lui fasse comprendre. Et pour ça, je dois lui faire peur, lui faire passer l’envie de recommencer, en lui montrant ce que je suis, ce qu’elle risque. Elle vient de se servir un verre d’eau, et tout naturellement, sans crainte, revient vers moi pour piocher dans mon assiette. Ma décision est prise, elle doit comprendre. Je pose mon assiette sur le plan de travail, puis me laisse glisser. La proximité entre nos corps devient promiscuité. Je ne lui laisse pas le temps de reculer, j’avance et je pivote, repoussant son corps à elle, le dirigeant là où je veux, à savoir là où le plan de travail forme un angle. Elle est coincée, elle me fait face, son bassin collé au mien. Je pose mes mains de chaque côté d’elle, sur le plan de travail, l’encerclant alors totalement. «Et là ? Il te dit quoi mon regard ?» Je souffle, d’un ton neutre, comme une menace. Je suis le chat, elle est la souris avec laquelle je joue avant d’en faire mon repas. L’image est réelle, sauf que je n’ai pas l’intention de la manger, j’espère qu’elle prendra la fuite avant ça.
Madeleine

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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyJeu 26 Jan - 18:49

Je sirote ma boisson sans plus prêter d'attention au jeune homme, les yeux fixés sur mon verre plein. Je repasse la scène dans ma tête, davantage par embarras pour moi-même que pour Syssoï qui je le pense -ou du moins l'espère- n'est pas plus choqué que cela par ce que je viens de faire. Je m'imagine naïvement qu'il ne souhaite pas me répondre parce que ma présence l'indiffère, ou que ma question est trop stupide. Je ne saisis pas que c'est tout le contraire qui se trame dans mon dos, la tension qui monte dans la pièce ne m'effleure même pas d'un millimètre puisque je suis déjà perdue dans mes pensées. Je perçois dans mon champs de vision ses pieds s'agiter, il descend de son perchoir et s'avance vers moi. Déjà proches il y a quelques secondes, la distance entre nos deux corps ne fait que se réduire un peu plus au fur et à mesure de ses pas, il se montre entreprenant et j’interprète sa démarche comme une menace. Sans trop comprendre, je me retrouve les fesses montées sur le comptoir, les jambes bloquées contre les siennes et ses bras plantés sur le plan de travail comme deux épais barreaux de prison. J'ose lever les yeux vers lui, l'interrogeant du regard, étonnée, déboussolée même. Je ne comprends pas, pourquoi agit-il avec une telle proximité alors que quelques minutes plus tôt il me fuyait comme la peste? J'arque un sourcil, son regard ne me laisse pas indifférente et mes joues s'empourprent déjà. Je m'apprête à ouvrir la bouche qu'il me devance aussitôt, me demandant ce que son regard m'inspire. Son souffle sur mon visage me crispe un peu plus, j'ai envie qu'il s'éloigne avant que mon cœur ne s'échappe en galopant de ma cage thoracique. « Je... » J'articule péniblement. Certes, se faire embêter par une bande de voyous dans mon quartier est chose commune et j'ai vite appris à me défendre face à eux, mais Syssoï n'est pas un voyou comme les autres. Il est aussi séduisant qu'effrayant, intimidant, réfrigérant. Je me demande si, avec un tel regard, il a déjà eut recours aux poings pour se défendre. « Je sais pas? Il me dit que les couteaux ne sont pas loin, j'en vois presque la lame briller dans tes pupilles. » Je réponds bêtement en souriant avec timidité, tentative d'humour pour qu'il me libère. Je dépose ma main sur sa hanche, de façon à lui faire comprendre que je souhaiterais qu'il se décale de mon passage. « Je pense que l'on aura l'occasion de se recroiser plus tard, Syssoï. Merci pour le repas, c'était très bon.. »
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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyVen 27 Jan - 1:58

Personne ne me touche, personne ne se risque à me toucher. Quelques filles ont bien tenté quelques gestes dans ma direction, mais se sont vite ravisées. Même ma partenaire ne me touche pas, elle préfère lutter toute la nuit contre le sommeil profond plutôt que de prendre le risque qu’un bout de sa peau entre en contact avec mon épiderme. Une fois, elle s’est réveillée avec un bras replié sur mon dos, et lorsqu’elle a ouvert les yeux et prit conscience de sa position, elle s’est liquéfiée sur le matelas. Madeleine ne s’encombre pas de ce genre de craintes, elle fonce sans se soucier des conséquences, agitant un tissu rouge sous les naseaux du taureau. Et la conséquence c’est qu’après son geste que je juge trop tendre, trop intime, trop sûr de lui, mon corps réagit. D’ordinaire, c’est plutôt bon signe lorsque le corps d’un mec réagit à une caresse féminine, mais chez moi c’est l’inverse, ça n’augure jamais rien de bon, et l’étape suivante c’est la fuite, la sienne ou la mienne. C’est plutôt simple de fuir, sauf lorsqu’on est coincé dans un jeu de télé-réalité avec un millier de caméras braquées sur nos gueules. Je ne peux pas suivre mon schéma habituel, rayer la fille de ma vie et m’arranger pour ne jamais plus la croiser. On est en huis clos, bordel ! Alors j’opte pour le plan B : lui faire peur de manière à ce qu’elle m’évite jusqu’à ce que l’un de nous deux sorte. Mon plan d’action est simple, l’acculer jusqu’à l’angle du plan de travail, et la laisser entrevoir la férocité que je tente de faire taire au quotidien. Coincée entre mon corps et le bois bloc mural, je l’immobilise, et laisse visible la tension qui parcourt chaque muscle de chaque centimètre carré de mon être. Mes yeux plantés dans les siens, je l’interroge sur ce qu’elle perçoit. Des couteaux, ou plutôt des lames. C’est sa réponse. Et elle a entièrement raison. L’image est belle. Elle pose une main sur ma hanche, et je me contracte avant de comprendre qu’elle ne cherche qu’à s’échapper de mon étreinte menaçante. Elle prend la fuite, du moins c’est ce que ses mots laissent entendre lorsqu’elle m’annonce qu’on aura l’occasion de se croiser à nouveau, et qu’elle me remercie pour le repas. Je ne réponds rien, je me contente de me décaler légèrement, lui offrant la possibilité de courir loin et vite, de creuser la distance et de sauver sa peau que je ne menace pas encore. Maintenant je sais qu’elle ne me touchera plus. C’est ce que je voulais, non ? Je laisse retomber mes coudes sur la surface fraîche, puis ma tête suit, réceptionnée par mes mains, et je reste ainsi, quasi-prostré, les doigts s’accrochant dans mes cheveux, à attendre que la pression retombe avant l’étape d’auto-flagellation durant laquelle une seule interrogation danse frénétiquement dans ma tête «qu’est-ce qui ne va pas, chez moi ?».
Madeleine

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MessageSujet: Re: joël robuchon - 25/01 - midi   joël robuchon - 25/01 - midi EmptyVen 27 Jan - 21:37

J'ai l'impression d'avoir la gale, mais je me dis que dans cette histoire je ne suis pas l'unique problème. Je jette à Syssoï un regard désemparé alors qu'il se décale pour me laisser passer. Il semble à bout, moi complètement perdue. Je ne m'exécute pas automatiquement, j'ai les yeux comme rivés sur son visage, avide de réponses aux nombreuses questions qui trottent dans mon crâne avec ardeur. Plus qu'avide, j'ai besoin de ses réponses pour le comprendre, pour comprendre ce qui vient de se passer, cet échange dans la cuisine qui semble être allé trop vite pour que j'en saisisse le fil conducteur, l'élément déclencheur. Je ne veux pas partir, je ne veux pas qu'il pense que j'ai peur de lui, mais je m'y sens presque contrainte en le sentant aussi tendu et brutal. L'heure n'est pas à l'interrogatoire, et quand bien même son étrange comportement aurait un rapport avec son secret, je n'ai pas al force d'insister. De prendre le risque de me faire rejeter plus violemment. Alors je passe à côté de lui, je n'ose pas le toucher de peur de dépasser les bornes, les limites qui viennent de s'imposer durement face à moi. Je m'arrête un instant pour le regarder alors qu'il dépose sa tête entre ses paumes. Je serais en temps normal allée lui passer une main réconfortante dans le dos, mais je m'abstiens tout geste déplacé et m'éloigne à reculons avant de finalement quitter la pièce sans un mot, dégoutée de la tournure des évènements.

SUJET CLOS.

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