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 Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)

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Elvis

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MessageSujet: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyLun 27 Fév - 23:46

SYSSOI

J'imagine que n'importe quel gamin à un jour rêvé de devenir un super-héros. Un peu comme les petites filles avaient, quant à elles, pour projet professionnel ultime de se faire couronner princesse après avoir épousé un prince fortuné. Dites-vous que pour les geeks, l'envie d'enfiler un masque et une cape pour combattre le crime se poursuit bien après la puberté. En même temps, voler en slalomant au milieu des buildings, porter secours à des demoiselles en détresses qui nous revaudront bien nos exploits sous la couette et se sentir invincible, ça n'a guère l'air déplaisant. Du coup, lorsque Syssoï a eu l'air de dire qu'il pouvait me rendre aussi fort que Batman -également connu comme étant le personnage le plus génial de l'humanité toute entière- j'ai pour ainsi dire connu une excitation sans précédent à cette simple perpective. Sauf que mon mentor, lui, tendait plus à se faire désirer qu'à trépigner d'impatience en vue de notre première leçon de combat. Depuis le dernier prime, ou plutôt l'élimination anticipée de Sixtine, il reste à l'écart et daigne uniquement montrer le bout de son nez lorsqu'il traverse les couloirs du château avec autant de vivacité qu'aurait pu le faire les fantômes des anciens propriétaires du domaine, afin d'aller se nourrir. Après d'intenses recherches à travers le nid, je le trouve enfin, assis seul dans la salle aux mille et une merveilles, yeux rivés sur le point rouge lumineux digne d'un film psychedelique inquiétant qu'aurait pu réaliser David Lynch. Je me plante sur le seuil de la porte, lui laissant le temps de constater que j'ai enfilé des vêtements de sports. Habits dégotés en farfouillant dans les affaires de Franckie qui a gentiment accepté que je lui emprunte un jogging en laine un peu trop ample, qui a par ailleurs l'affreuse tendance à vouloir glisser le long de mes hanches. Je ne sais pas quoi dire. Il me fait un peu peur avec sa colère perpétuelle et je crains de le mettre en rogne par mégarde, donc je me contente de le fixer, muet. Comme s'il pouvait exister un quelconque moyen pour que le jeune homme puisse lire dans mon esprit ce que j'attends de lui. Je le regarde, essayant de lui véhiculer mes intentions par télépathie ou du moins avec les yeux, dans lesquels je mets tant de force à prodiguer mes souhaits, que je ne serais pas étonné qu'un écriteau en sorte mécaniquement. Au bout d'un moment, je m'en vais et file en direction de la salle de sport.
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Syssoï
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MessageSujet: Re: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyMar 28 Fév - 1:59

Cette salle est devenue mienne en quelques sortes, parce que les murs noirs et l’atmosphère pesante, ça me rappelle mon appartement parisien, mon antre de repli, mon terrier à secret. Parce que je n’ai pas attendu Fake Lover pour cacher ce que je suis, je l’ai toujours fait, sur plusieurs pans précis de ma vie, et mon vrai moi n’apparaît que chez moi, dans un appartement où la luminosité des grandes fenêtres contraste radicalement avec les murs noirs et les meubles sombres. Ici, il n’y a aucune fenêtre, et c’est encore mieux. Je ne suis pas sûr de parvenir à soutenir la lumière lorsque j’ai l’intuition que ma lumière intérieure est éteinte. Alors j’y passe des heures, sans même attendre le moindre indice, parce que finalement, même ça, ça m’a lassé. J’ai essayé de jouer le jeu, plutôt bien d’ailleurs, mais ils n’ont respecté aucune règle... Alors à quoi bon ? Je me contente de rester là, fixant la caméra qui clignote en attendant en vain une quelconque animation. Ils vont avoir un super sujet à mettre sur le prime : «Titanic II : le naufrage de Syssoï.» Je vais perdre des points, je vais perdre de la popularité, je vais lasser tout le monde, mais je m’en fous. Je ne serais pas ce pantin qu’ils souhaitent que je sois, je ne serais pas cette bête de foire, jonglant sur demande. J’ai été en cage toute ma vie, je connais le visage de mes bourreaux, j’ai pas l’intention d’en ajouter d’autres à ma collection. Ils n’ont pas la carrure de toute manière. En attendant je ressasse, je maudis la terre entière, je maudis Sixtine. Pour une fois qu’elle ne décrochait pas le téléphone de son propre chef. Je suis encore branché là-dessus lorsque je sens une présence sur ma droite. Elvis. Il a ouvert la porte, laissant la luminosité entre, et sa silhouette se dessine en contre-jour. Je ne le regarde pas, je ne fais que le percevoir. J’attends simplement qu’il se lasse et s’en aille comme ils font tous depuis qu’ils ont compris qu’il n’y avait plus rien à attendre de moi. Je ferme les yeux, je compte jusqu’à cent, à l’endroit, puis à l’envers. Il est toujours là. Je tourne la tête vers lui et remarque qu’il porte un jogging. Sérieux ? C’est quoi ce nouveau look ? Il reste là, il semble... m’attendre ? WTF ? Il plisse le nez, fronce les sourcils, et son visage s’avance tout seul de manière étrange, comme s’il cherchait à disloquer sa tête de son cou. Il a quoi ? Un AVC ? Je plisse le front à mon tour. J’comprends pas. Il s’éloigne. J’imagine qu’il va se rendre à la salle de sport et... MERDE ! La salle de sport ! J’étais supposé le transformer en Batman cette semaine... J’étais supposé faire tellement de choses, cette semaine... Sauf qu’entre-temps mon cerveau à beugué et s’est focalisé sur une seule image. L’ironie c’est que j’ai rêvé de ça toute ma vie, bloquer mon esprit sur une seule image plutôt que quinze mille en même temps. Sauf que cette image-là, j’en veux pas. Rendez-moi les quatorze mille neuf cents quatre-vingt dix neuf autres ! C’est le voeu que je formule en me levant péniblement, avant de mettre mes membres en route pour réapprendre à marcher. Marcher jusqu’à la salle de sport où Elvis doit m’attendre, à moins qu’il soit décidé à me maudire sur huit générations. Ça va, j’suis habitué. Je l’imagine entrain de brûler une poupée à mon effigie, mais il n’en est rien. Il m’attendant sagement au centre de la pièce, gigotant, passant le poids de son corps d’un pied à l’autre, dans une attitude que je connais bien. « Prêt, Bruce Wayne ? » je tente un peu d’humour, et même un sourire, mais tout sonne faux. J’espère qu’il ne s’en rend pas trop compte, et qu’il ne m’en voudra pas pour ça non plus. J’suis qu’un con.
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MessageSujet: Re: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyMer 29 Fév - 0:25


Je pénètre dans la salle de sport et me place au milieu de celle-ci en jetant de coups d'oeil de droite à gauche d'un air hésitant. J'imagine que je dois avoir l'air un petit peu con tout seul, attendant une personne qui ne va sûrement jamais arriver. Parce que très franchement, quelles sont les chances pour que Syssoï ait compris mon message muet et qu'il débarque dans la pièce, genre Charles Xavier qui est touché par le don de télépathie ? Du moins en enlevant le fauteuil roulant, parce que jusqu'à preuve du contraire, les jambes de l'habitant sont en parfaite santé. En fait, physiquement parlant, le grand slave aurait davantage de points communs avec un type robuste et qui en impose, tel Wolverine pour rester dans la série des X-men ou encore le fameux Batman. Ce dernier partage avec le candidat cette certaine aura obscure qui semble les poursuivre sans cesse et ce malgré leurs intégrités respectives, ce qui me pousse à croire qu'il est le mieux placé pour me métamorphoser en ce qu'il m'a promis de devenir. Je n'ai fait que l'observer et c'est à peine si nos regards se sont croisés. Non, il n'a tout simplement eu aucune réaction et n'a même pas daigné lever les yeux dans ma direction. Je pourrais m'en offusquer, mais à l'inverse je me sens presque mal d'avoir fait irruption dans son antre sans mettre annoncé au préalable. Parce que la salle aux mille et une merveilles, c'est un peu devenu son QG personnel cette semaine. Il est donc normal de demander l'autorisation pour y pénétrer en frappant quelques petits coups bien propre sur eux à même la porte: c'est les règles de base de toute vie en société, sinon tout risque de se terminer rapidement en véritable anarchie. Je glisse mes mains dans mes poches et attend. Je me balance sans même m'en rendre compte, mais cet infime bercement me permet de rester serein et de ne pas laisser des pensées parasites grignoter mon cerveau. Et là, comme par miracle, Syssoï entre dans la pièce. Je cligne des yeux pour m'assurer que les rumeurs selon lesquelles son spectre erre dans le château ne me jouent pas un tour, mais non. Il est là, en chair et en os et il m'adresse un sourire un peu trop crispé pour être naturel. « Prêt, Bruce Wayne ? » Ce genre de sourire, c'est un peu mon rayon. Une sorte de porte d'entrée direct avec le monde tangible qui, même si je passe pour un abrutit congénital, me fait respecter les lois de la sociabilité. « Je me donne plus l'impression d'être un ermite, genre Reed Richards, qu'un play-boy milliardaire... » je constate à voix haute, avant de me taire aussitôt. L'humour, c'est pas mon fort. Je reprends, me tenant droit comme un i: « Par où est-ce qu'on commence ? On ferait mieux d'éviter le punching-ball, la dernière fois j'ai manqué d'assommer Baptiste. »
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MessageSujet: Re: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyMer 29 Fév - 2:49

Encore une fois, tout le monde s’est écarté sur mon passage, ma souffrance doit être encore trop visible sur mes traits, ils ont peur de la chopper, ou peut être ont-ils simplement la trouille de se manger un coup gratuit qui n’aurait pour mérite que de me décharger d’une petite dose de cette surcharge de noirceur qui m’entoure, qui gravite autour de moi, qui s’enroule autour de mon cou en écharpe comme un démon domestiqué. Une démone, plutôt, puisque la façon dont elle me parasite et s’arrange pour créer le besoin, le manque et cette dépendance à elle, est une magie toute féminine. Magie mystique, ancestrale et puissante, qui font des femmes, malgré ce qu’on en dit, le sexe fort, le poison des hommes, leur dictateur adoré et adulé. Ma noirceur faite femme, inspirée des traits d’un Botticelli, et d’un corps de vestales, drapée de blanc pour semer le trouble, pour qu’on ne se méfie pas. On a tous une part de noirceur en nous. La mienne est juste plus importante que celle des autres. Tellement plus important qu’elle est visible, presque palpable, effrayante aussi. Alors on s’écarte de ma route, on rate une marche dans les escaliers, on trébuche dans le couloir, on re-rentre dans cette pièce qu’on s’apprêtait à quitter, on claque les portes, et je les imagine glisser des meubles derrière, des fois qu’il me prendrait l’idée de rentrer dans leur paradis d’une blancheur imaginaire. J’m’en fous. J’ai autre chose à faire que d’éprouver un sentiment d’exclusion. Y a mon apprenti Jedi qui m’attends dans la salle de sport. Enfin, j’imagine qu’il m’y attend puisque je ne suis pas vraiment doué pour la télépathie, sauf lorsqu’il s’agit de bifler Si....... sauf lorsqu’il s’agit de communiquer avec Connor. J’avance au radar jusqu’à la fameuse salle, puis mes muscles coupent le contact une fois sur place. J’avais raison, Elvis se rendait bien à la salle de sport, mais... m’y attendait-il vraiment ? Ou bien cherchait-il simplement, en me fixant pendant quelques minutes, à exécuter un rituel chamanique visant à s’emparer de ma force vitale et mes capacités sportives ? Venant de lui, ça ne m’étonnerait même pas. Je brise le silence dans notre langage commun, et il me répond dans ce même dialecte. Je lâche un imperceptible soupir de soulagement : il m’attendait bien. « Reed Richards ? » je répète en allant le rejoindre au centre de la pièce. « Tu te compares à l’homme le plus intelligent du Monde ? Rien que ça ? » un sourire plus franc se dessine sur mes lèvres. Une fraction de seconde seulement, mais c’est déjà un très net progrès. Il m’interroge sur notre programme, lorgnant avec appréhension sur le sac de sable. Visiblement il lui tient rancune. Mais, au risque de le surprendre, je délaisse tout ces instruments de torture pour aller m’asseoir en tailleur dans un coin de la pièce. D’un regard je l’invite à me rejoindre, puis tend mon poing serré entre nous. « Essaye d’ouvrir mon poing. » Je lui demande. Je le vois hésiter, puis finir par s’exécuter. A une main d’abord. Puis deux. Mon poing reste tellement serré que j’ai peur qu’il finisse par y aller à coup de dents. Je le laisse s’énerver dessus pendant quelques minutes, pour qu’il en vienne lui-même à la conclusion que c’est tout bonnement impossible. Mais avant qu’il ne baisse les bras, je formule une nouvelle demande : « Maintenant, essaye de desserrer mon auriculaire. Seulement mon auriculaire. » Du regard et d’un mouvement de menton, je lui transmets la confiance nécessaire pour qu’il cesse d’hésiter, et entreprenne de détendre mon petit doigt. C’est toujours difficile, mais il finit par y parvenir. « Tire-le arrière... Allez... » Il s’exécute, et je grimace. Je tente de maintenir mes autres doigts serrés contre ma paume, mais je finis par lâcher, et détendre tous mes doigts pour que la tension cesse. Il relâche mon auriculaire, et je récupère mes doigts pour les frotter légèrement. Alors je murmure, doucement, comme un Yoda en puissance : « La force n’est rien lorsqu’on connait les failles de l’anatomie. » Autrement dit, lorsqu'on est malin. Voilà. Ça, c’était seulement l’introduction. C’est maintenant que ça va devenir intéressant. Et moi, j'en ai presque oublié que je suis censé être en pleine depression.
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MessageSujet: Re: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyMer 29 Fév - 23:08


En à peine quelques pas, il parvient à me rejoindre au centre de la pièce, là où j'aurais mis le double de temps pour y arriver. Même ses jambes semblent plus grandes et plus performantes que le commun des mortels. « Reed Richards ? Tu te compares à l’homme le plus intelligent du Monde ? Rien que ça ? » Je cligne des yeux, me sentant presque mal à l'aise face à ces accusations d'excès de mégalomanie aiguë. J'ai conscience d'avoir un certain contrôle de mes capacités cérébrales assez habile, mais au point d'avoir la prétention de me dire plus intelligent que le reste du monde, non. Me connaissant, mes joues ont sûrement dues se teinter de ce rose que mon organisme réserve aux situations qui ont tendance à me rendre aussi gêné qu'une adolescente maladroite. « Heu... Non, non. Disons, Peter Parker ? » je l'interroge du regard. J'imagine que dans un sens, il existe bien des similitudes entre le jeune intello introverti et moi. D'ailleurs, Sixtine serait bien placée pour confirmer que je n'ai absolument aucune aversion concernant les araignées. Mon regard parcourt la salle de sport avec appréhension, s'arrêtant sur chaque machine dernière technologie qui crient méchamment à la torture de mes muscles et articulations. Je me mordille la lèvre inférieur attendant de connaître qu'elle sera ma potence, mais Syssoï s'écarte non pas pour se placer près d'un tapis roulant ou je ne sais quoi, mais du coin de la pièce. Je le regarde intrigué, mais il ne semble pas avoir d'ores et déjà abandonné, il m'invite juste à prendre place en face de lui. Ce que je fais après m'être approché jusqu'à l'endroit où il a prit place, dans des pas hésitants. « Essaye d’ouvrir mon poing. » annonce-t-il en brandissant celui-ci devant moi. Je cligne des yeux avec la légère impression que quelque chose m'échappe. Je finis par essayer tout simplement à une main, mais rien à faire, son poing ne bouge même pas d'un pouce, alors je laisse ma seconde main rentrer en jeu. Je triture ses doigts, y mettant réellement tout mon coeur, mais je ne suis pas plus avancé. Au bout de quelques minutes, il finit par daigner reprendre la parole: « Maintenant, essaye de desserrer mon auriculaire. Seulement mon auriculaire. » Je m'exécute, saisissant le doigt qu'il ma désigné et je le tire, pensant pendant un instant à abandonner jusqu'à ce qu'il m'offre un dernier encouragement, et là, j'arrive à desserrer son auriculaire et tout le reste finit par suivre sans tarder. Je regarde sa main, à présent ouverte, avec un étonnement non dissimulé. Comme si ça me paraissait plus surréaliste qu'autre chose. « La force n’est rien lorsqu’on connait les failles de l’anatomie. » Je lève les yeux sur son visage. Syssoï n'a jamais autant ressemblé à un maître jedi... Non, personne dans l'humanité toute entière n'a jamais eu autant de point commun avec un maître jedi jusqu'à aujourd'hui. Je cligne des yeux. « C'est... » Les mots me manquent. « Talentueux. » je finis par souffler en l'observant avec des yeux aussi ronds que des soucoupes. Maintenant, je trépigne presque d'impatience à voir la suite de ce qu'il me réserve. Mes sens sont tous en alerte et je connais un relan de vivacité si rare chez-moi, qu'il m'en donnerait presque mal à la tête.
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MessageSujet: Re: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyVen 2 Mar - 4:52

Je le laisse interdit, je le vois bien. Il ose à peine parler, il observe mon poing ouvert comme s’il venait d’assister à un miracle type cadavre sortant de sa tombe pour aller marcher et répandre la bonne parole en se prétendant fils de Dieu, par exemple, hein. Il baragouine ‘c’est talentueux’ hésitant et sourd. Son regard se pose sur moi, étonné, épaté, sidéré, comme si j’étais l’inventeur d’une technique de combat révolutionnaire. Il n’en est rien, il s’agit juste de la technique de base, ancestrale, pour désarmer son adversaire, qu’il mesure un mètre cinq ou deux mètres douze. Son attitude me force à sourire. « Là, si je te demande de te laisser pousser une tresse à droite, je suppose que tu le fais, n’est-ce pas ? » J’ai l’impression qu’il s’imagine que je détiens un pouvoir mystique et que je vais l’aider à accéder au grand mystère. Je devais afficher le même air lorsque j’ai commencé le combat. Sauf que moi, j’avais huit ans. « Cette technique permet de désarmer quelqu’un sans avoir recours à une autre arme que tes doigts. » Tout en parlant, je récupère sa main, dont je l’oblige à fermer le poing. Il serre automatiquement, et doucement je répète l’opération sur lui. Je n’ai pas besoin de mettre beaucoup de force, et je ne tire pas beaucoup son auriculaire en arrière, juste assez pour qu’il ressente lui-même la tension qui s’opère et la réaction automatique d’ouverture qui suit obligatoirement. C’est une chose de le faire subir à quelqu’un, c’en est une autre de l’appréhender par soi-même. « Mais ton objectif premier devra être de ne pas te laisser approcher... Viens. » Je me lève et lui fait signe de me suivre. Une main sur chacune de ses épaules, je le place au centre de la pièce avant d’aller récupérer quelque chose dans un coin de la pièce, et revenir vers lui, mon précieux à la main. Je me penche vers le sol, et trace, tout autour de lui, un cercle d’un rayon d’un mètre, diamètre de deux mètres. « Pas de panique, c’est de la craie, on l’effacera ensuite, Cupidon ne dira rien. » Je le rassure tout en bouclant le cercle, avant de jeter le petit bout de craie vers son coin d’origine. On s’en sert beaucoup avec Oona pour obtenir des repères au sol. Je me redresse en frottant mes mains l’une contre l’autre, lâchant les particules blanches au sol. « Je viens de délimiter ton périmètre de confort. C’est ta zone. Tu dois éviter que l’autre la pénètre, et donc éviter le corps à corps autant que possible. Pour ça, tu dois utiliser tes extrémités les plus longues, tes pieds et tes mains. » J’accompagne ma leçon d’un support visuel, je sais que ça marche comme ça avec moi, alors il y a de fortes probabilités pour que ça fonctionne aussi avec lui. Je lui désigne les mains, les pieds, tapant dessus en les citant. « Dans un premier temps, tes mains. La main droite à plat, comme ça. » Je place mon bras et ma main dans la posture du serpent, poignet cassé, main bien en pointe, paume parallèle au sol. « Lorsque quelqu’un cherche à entrer dans ton périmètre, du propulse ton bras et le bout de tes doigts doit frapper là. » Je lui désigne cette endroit situé juste sous les côtes, à la limite du flanc. « Deux coups brefs et rapides qu’il ne verra pas venir, et qu’il n'appréhendera pas le moins du monde. Sauf que là... » Je désigne à nouveau l’endroit sur moi-même. « c’est justement le foie, et que ces deux coups, même avec très peu de force, entraineront une douleur qui le clouera à terre pendant une minute, un laps de temps suffisant pour l’immobiliser définitivement, ou... prendre la fuite. » Je sors du cercle de craie blanche, et me met en position d’agression, mes bras et mes poings, comme les boxer ont coutume de le faire, défendant mon visage et le haut de mon torse, laissant libre accès au point de je viens de lui montrer. « Essaye. » dis-je, en partant du postulat qu’il a compris qu’il devra mimer les coups, et pas me les mettre réellement sous peine de finir au sol pendant une minute, comme un con. Je lui laisse quelques secondes pour se faire à l’idée, puis j’avance, mon pied droit entrant le premier dans sa zone de confort...
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MessageSujet: Re: Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02)   Bye, bye nerdy (01/02/12 à 11h02) EmptyDim 4 Mar - 0:03


« Là, si je te demande de te laisser pousser une tresse à droite, je suppose que tu le fais, n’est-ce pas ? » Je me contente de hausser les épaules d'un air égal, mais je crois que j'en serais bien capable. A ce niveau là, Syssoï serait même capable de parvenir à me persuader qu'en enfilant un slip rouge par-dessus des collants bleus comme Superman, mes forces de combats seraient décuplées. Il me prend la main et je ferme le poing automatiquement. Si j'ai réussi à le faire ouvrir sa main, il est sûr qu'il y parviendra, mais je serre tout de même au point que mes phalanges en blanchissent presque. Il tire mon auriculaire et j'ai beau essayer de retenir mon doigt, celui-ci se retrouve happé en arrière et très rapidement ses voisins sont obligés de suivre le mouvement. Ils se détendent automatiquement et ma main éclot façon nénuphar. Je grimace, tandis qu'il reprend: « Mais ton objectif premier devra être de ne pas te laisser approcher... Viens. » Il me dit de venir, donc je suis sagement ses pas, jusqu'à ce qu'il prenne les choses en mains en posant celles-ci sur mes épaules pour m'entraîner au centre de la salle de sport. Je le regarde rejoindre un coin de la pièce pour récupérer quelque chose, avec les yeux pratiquement exorbités d'intérêt. La curiosité les ferait presque sortir de leurs orbites pour venir voir de plus près ce qu'il tient entre ses doigts. Plus il s'approche, plus je parviens à distinguer un petit objet blanc. Je ne viens tellement pas par-ici, que j'ai du mal à deviner l'identité de ce que pourrait être un tel objet dans un endroit de ce genre. C'est une craie, je déduis en le voyant se pencher pour tracer un cercle tout autour de moi. Je cligne des yeux. « Pas de panique, c’est de la craie, on l’effacera ensuite, Cupidon ne dira rien. » Tant mieux, parce que la dernière fois que l'envie de redécorer le nid m'a prise, ça s'est assez mal terminé pour moi. Corvée de ménage associé à une interdiction stricte d'adresser la parole à Franckie, ça fait cher le mur. Mais en même temps, c'est vrai que mon chewbacca fait maison était vraiment affreux. Une abomination pour les yeux de tout fan de Star Wars. Mes paupières se ferment pour se rouvrir aussitôt, lentement, quand il m'explique l'utilité des traces blanches, le temps que mon cerveau assimile les informations. Une zone de confort, certes. Je ne me sens pas super décontracté là-dedans, mais je ferais avec. C'est stupide, mais même avec ce simple périmètre pourtant plus que facile à franchir, je me sens à l'étroit et emprisoné. Claustrophobie chronique, sûrement. Mécaniquement, je jette un coup d'oeil à mes propres extrémités, plaçant discrètement mes mains dans mon champ de vision, comme pour vérifier qu'elles sont belles et bien rattachées à mes bras et juger leurs aptitudes. Repousser un gars comme Syssoï ça risque de s'annoncer compliqué, me dis-je en analysant leur silhouette un peu trop frêle à mon goût. On voit très nettement ms os se dessiner à chaque fois que je daigne bouger l'un de mes doigts et la pâleur de ma peau n'est pas là pour aider à faire disparaître leur allure squelettique très prononcée. J'essaye de copier ses mouvements pour m'en imprégner. J'ai à peine eu le temps de comprendre les effets probables qu'une telle attaque puisse provoquer sur ma victime, que le jeune homme sers ses poings et les positionne en avant, d'un air qui me parait drôlement menaçant. « Essaye. » Mes yeux ronds le regarde, craintifs à cette perspective, mais il n'en démord pas et garde sa posture digne d'un véritable boxeur. Du coup, je prends à mon tour position et quand son pied envahit mon espace, je projette ma main sous ses côtes un peu mollement. Mais il ne bouge pas d'un pouce, genre force de la nature super résistante. Je commence à paniquer quand je le vois commencer à bouger, du coup je réitère mon geste avec davantage de conviction, mais pas trop violemment quand même parce que mine de rien je m'en voudrais si j'abîmais son foie.

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